PSG: Il y a encore quelques épines dans le sapin de Noël de Carlo Ancelotti

FOOTBALL Malgré la victoire 3-1 contre Toulouse, tout n'est pas parfait au PSG...

A.P.
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Le défenseur du PSG Maxwell, le 14 janvier 2012, au Parc des Princes, contre Toulouse.
Le défenseur du PSG Maxwell, le 14 janvier 2012, au Parc des Princes, contre Toulouse. — Michel Spingler/AP/SIPA

Paolo Maldini comme invité, quelques bons mots en français et une victoire 3-1 contre Toulouse, Carlo Ancelotti n’a pas raté sa première au Parc des Princes samedi lors de la 20e journée de Ligue 1. Si le charme opère déjà sur le public parisien et que le PSG confirme sa première place au classement, la copie rendue amène quelques interrogations. En dehors de l’ouverture du score de Nenê qui doit beaucoup à la contribution du Toulousain Ninkov (glissade et frappe déviée), les Parisiens ont paru disputer les 45 premières minutes avec un mode d’emploi rédigé en suédois. Ou plutôt en italien.

Poliment, Ancelotti évoque une première mi-temps «timide».  A leur décharge,  ses joueurs découvrent eux tout juste son cher sapin de Noël. Une disposition en 4-3-2-1 éprouvée lors de ses années milanaises et qui demande encore quelques ajustements. «Les joueurs ont besoin de beaucoup de confiance, de le pratiquer tous les jours, pour que cela devienne notre jeu naturel», rappelle-t-il. «Il y a en effet un changement tactique qui nécessite une adaptation», appuie le capitaine Mamadou Sakho.

Clément Chantôme: «C'est à nous de nous adapter»

Rome ne s’est pas construit en un jour, l’AC Milan d’Ancelotti non plus. Mathieu Bodmer ne rayonne pas encore comme un Pirlo en meneur reculé, Christophe Jallet n’est pas encore le Gattuso du XVIe arrondissement, et Pastore peine à trouver son positionnement malgré un premier but en championnat depuis le 29 octobre. «On a eu du mal en première mi-temps peut-être parce qu’on a joué à des places auxquelles nous n’avons pas l’habitude d’évoluer», résume d’ailleurs le Brésilien Nenê en soutien de l’unique attaquant, Jérémy Menez, préféré à Kevin Gameiro. Le choix a surpris, Ancelotti le justifie par une mesure de précaution. «Gameiro avait eu un problème (à un genou) et je ne voulais pas prendre de risque. C’est un choix médical.» Peut-être, mais il a encore réaffirmé vouloir recruter un attaquant de calibre international d’ici 15 jours.

En attendant un ou deux nouveaux renforts (ou concurrents), les Parisiens à l’image de Clément Chantôme savent que c’est à eux de rentrer dans le moule Ancelotti et non le contraire. «Il nous demande des choses qu’il a l’habitude de mettre en place. C’est à nous de nous adapter à ce qu’il souhaite faire», note le milieu de terrain. Et ce que l’Italien désire voir, c’est une équipe qui évolue haut, monopolise le ballon et «fixe beaucoup dans l’axe pour ensuite mieux prendre de la vitesse sur les côtés» dissèque l’entraîneur toulousain Alain Casavova.  Pour l’instant, le résultat ressemble un peu au français de Carlo Ancelotti: séduisant, prometteur mais encore balbutiant.

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