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Dakar 2012: Quand le Dakar découvre le grand froid

Dakar 2012: Quand le Dakar découvre le grand froid

RALLYE-RAIDLors du passage de la Cordillère des Andes en convoi, à plus de 4.700...
Romain Scotto à Copiapo (Chili)

Romain Scotto à Copiapo (Chili)

En matière de report, les organisateurs du Dakar commencent à maîtriser leur sujet. Après les tempêtes de sables et les menaces terroristes, la course a expérimenté vendredi le froid polaire au passage de la Cordillère. Avec des congères et un thermomètre à moins 15 degrés, pas question de faire passer les pilotes en très haute montagne, notamment sur les 250 km de la spéciale. Moins de 24h après avoir quitté Fiambala (en Argentine), avec 45 degrés de plus, les pilotes sont donc arrivés en procession au bivouac de Copiapo (Au Chili), tous plus couverts les uns que les autres.

«J’avais trois couches de plus que d’habitude, décrit le motard Alain Duclos. Un coupe vent, une polaire, une veste de rallye et un blouson parka étaient nécessaires pour braver le froid andin, en plus de ses deux paires de gants superposées. «Quand j’ai eu chaud en redescendant, je les ai pliées en boule et je me suis assis dessus, tout simplement.» Délaissé des contraintes de la course, le pilote a aussi pris le temps de jeter un coup d’œil sur le bord de la route, chose peu conseillée en temps normal. Sur son appareil photo défilent quelques images de sommets enneigés, lacs et routes givrées.

Des chaussettes sur les mains

«On a même pu voir des lamas» s’étonne Olivier Pain, un pilote Yamaha, qui n’avait encore jamais vu de neige sur le Dakar. Les pilotes ayant connus les départs de Paris y avaient déjà eu droit. La neige avait aussi embourbé la route du Dakar en Espagne ou au Maroc il y a quelques années. «On est plus habitués au soleil qu’à la neige évidemment. Jusque-là, on en voyait juste au loin quand on passait près de la Cordillère. Là, on en avait presque sous les roues», souffle le pilote, adepte de la cagoule et des chaussettes sur les mains pour lutter contre le froid.

Même si la course a pris des airs de Trophée Andros, le risque n’était pas d’attraper froid pour les pilotes. Dans sa voiture, Stéphane Péterhansel n’a même pas pris le temps de mettre sur lui une petite laine. «Il y avait du soleil. A l’intérieur de l’habitacle, on ne sent pas grand-chose.» En revanche, la fatigue liée à la raréfaction de l’oxygène pouvait en piéger certains. Le meilleur pilote auto français a donc conduit avec un masque à oxygène lors du passage à plus de 4.000m afin d’éviter les maux de têtes. Avec les 35 degrés prévus samedi autour de Copiapo, il ne devrait plus y avoir de problème.