Ces phrases qui ont marqué l'actualité sportive 2011
DÉCLARATIONS•etour sur une année de sport à travers des déclarations de sportifs...J L.-M.
Medhi Baala
Après le 1500m qui s’est couru à Monaco le 22 juillet 2011, les deux Français Medhi Baala et Mahiedine Mekissi en sont venus aux mains. A l’origine du conflit, «une petite tape amicale» de Baala sur la tête de Mekissi qui s’est transformé en pugilat devant les caméras. Interrogé plus tard, Baala a dit de ne pas avoir compris cette dispute, même si les deux hommes ne se portent pas dans leur cœur, mais a aussi glissé: «Il est très rare de voir des cons comme lui.»
Louis Nicollin
Louis Nicollin, plutôt discret ces derniers temps, faisait le point sur sa saison. Interrogé sur l’image rugueuse de son équipe, le volubile patron de Montpellier a lancé: «L'image, j'en ai rien à braire, tant qu'on gagne». Ça a le mérite d’être clair et Montpellier est deuxième de Ligue 1 au moment de la trêve. Comme quoi, l’image…
Yannick Noah
«Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. La meilleure attitude à adopter est d'accepter le dopage. Et tout le monde aura la potion magique.» C’était le pavé jeté dans la mare par Yannick Noah le 19 novembre 2011, qui a provoqué une onde de choc chez les sportifs et les médias français.Enormément commenté, Noah trouvera un soutien bien pragmatique et réaliste chez Romain Mesnil, perchiste français, qui lui attribuera le mérite d’ «avoir mis le doigt sur l’hypocrisie générale.»
Dimitri Szarzewski
«Oui, on s’est fait voler par l’arbitre et pas qu’un peu. Ce soir on a joué à seize contre quinze.» Voici les propos tenus par le talonneur de l’équipe de France au soir de la finale perdue contre la Nouvelle-Zélande. Et à l’entendre, le seizième All-Black était Sud-Africain ce dimanche à l’Eden Park d’Auckland lors de cette finale perdue 9-8 par l’équipe de France à la Nouvelle-Zélande.
Marc Lièvremont
«Tu m’emmerdes avec ta question, je viens d’en prendre quarante là. Je pense d’abord à la qualification.» Même honorable, la défaite contre les Blacks a du mal à passer pour Marc Lièvremont. En fin de conférence, quand un journaliste lui demande s’il croit encore que la France a le potentiel pour devenir championne du monde, le sélectionneur des Bleus craque. Il n’a pas digéré les 37 points encaissés par son équipe, qui n’est pas encore qualifiée pour les quarts de finale. Inutile donc de lui parler d’autre chose que le prochain match contre les Tonga.
Tony Parker
«On savait que ça n’allait pas durer.» Sortie de la bouche de Tony Parker, on pourrait se demander si cette réplique évoque sa relation avec Eva Longoria ou la fin de son contrat avec l’Asvel qu’il était venu renforcer le temps du lock out de la NBA. Mais il s’agissait bien de son départ pour le San Antonio Spurs qu’il avait rejoint en décembre, lorsque les syndicats et les franchises ont réussi à trouver un accord financier et ont mis fin à la grève qui paralysait la NBA.
Thomas Voeckler
«Jeannnie Longo n’est pas excusable.» On aurait pu croire la phrase venue de l’Agence Française de Lutte anti dopage, ou d’un Noah polémique. Mais non. Cette phrase est sortie de la bouche de Thomas Voeckler, un autre cycliste, à propos de la grande dame du vélo français. La Grenobloise de 52 ans fait l'objet d'une procédure disciplinaire pour trois manquements en dix-huit mois à l'obligation de localisation. «Pour les trois contrôles manqués, Jeannie Longo n'est pas excusable. Moi-même au mois d'août, je me suis dit à deux reprises: M..., j'ai oublié de remplir mes formalités pour la localisation. Lorsqu'on reçoit un rappel, on fait gaffe.» Voeckler ou le père de la morale.
Roger Federer
«Pour moi, c'est aussi un rêve qui se réalise ici à Bercy, ça fait longtemps que j'attends ça.» Roger Federer a remporté, le 27 novembre, le Masters 1000 de Paris-Bercy qui manquait à son palmarès. Très heureux et ému, le Suisse a dit sa joie dans son discours d'après match. La semaine d’après, il remportait le Masters de Londres 2011en battant à nouveau Tsonga en finale.



















