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Comment le PSG a cicatrisé sa crise de novembre

Comment le PSG a cicatrisé sa crise de novembre

FOOTBALLAprès un mois de novembre cataclysmique, les Parisiens sont de retour à un très bon niveau...
Antoine Maes

Antoine Maes

«Les vacances c’est bien, mais pas que pour nous, je pense que c’est bien pour tout le monde». Avant que Salvatore Sirigu puisse souffler un peu, Paris a un dernier défi. Ramener le titre de champion d’automne d’un déplacement à Saint-Etienne, mercredi. Après une avoir piqué sa crise en novembre, le club de la capitale a redressé la tête, et reste sur quatre matchs consécutifs sans défaite en Ligue 1.

En étant plus solide – «Souvent, les quatre joueurs offensifs ne défendent pas trop». Le défenseur lillois Mathieu Debuchy est un peu dur. Contre le Losc, les solistes parisiens, sans devenir de rugueux stoppeurs du jour au lendemain, ont fourni leur match le plus abouti de la saison… défensivement. Face à l’une des toutes meilleures attaques de L1, et malgré l’absence de Mamadou Sakho (cuisse), le PSG s’en est remis à sa défense, souvent pointée du doigt cette saison. «Chaque fois que tu ne prends pas de but, c’est un plaisir. On a bien défendu, et il ne faut pas oublier Nenê et Ménez», salue Milan Bisevac, impérial dimanche. En 18 matchs de Ligue 1, ce n’était que la 5e fois que Sirigu n’encaissait pas de but.

En étant plus concentré – Ces dernières semaines, entre les déclarations de Javier Pastore, le départ probable d’Antoine Kombouaré, l’arrivée de David Beckham et le mercato d’hiver en général, il y avait de quoi s’éparpiller. «Ca fait six mois, mais on a pris l’habitude. On est blindés. Du moins, on apprend à l’être. On a vu des joueurs arriver, il y en aura peut-être d’autres. Et on les considèrera comme des renforts», assure Guillaume Hoarau, pourtant pas à l’abri de l’arrivée d’un attaquant cet hiver. Pour en finir avec les prises de tête et les soucis d’égo en tout genre, la fameuse réunion juste après la défaite à Salzbourg (2-0) a bien servi. «On s’est réunis entre nous. Chacun a dit ce qu’il pensait», rappelle Milan Bisevac.

En étant plus humble – Ces jours-ci, on n’entend plus grand-monde à paris clamer ouvertement que l’objectif est le titre de champion. L’heure est à la mesure. «C’est un championnat très équilibré, difficile, avec des équipes d’un niveau équivalent», retient Salvatore Sirigu. L’élimination en Ligue Europa semble avoir rappelé les Parisiens à plus de mesure, et dans ce contexte «c’est bien de prendre un point quand on joue le champion en titre». Au final, il n’y a que le comportement de Javier Pastore qui détonne. Vexé par son remplacement, l’Argentin n’a pas caché son mécontentement. Heureusement, ses coéquipiers sont là pour dédramatiser. «Il n’était pas encore sur son remplacement. Sûrement plus contre lui-même», juge Marcos Ceara.