Cap sur le Top 5 mondial pour Jo-Wilfried Tsonga

TENNIS Le Français, sixième mondial, entend bien s'inviter parmi les cinq meilleurs joueurs mondiaux dans les mois à venir...

Romain Scotto

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Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire face à Seppi, le 10 novembre 2011
Jo-Wilfried Tsonga après sa victoire face à Seppi, le 10 novembre 2011 — J.NAEGELEN/REUTERS

Finalement, le voilà revenu trois ans en arrière. Dans les sous-sols de Bercy, juste après sa finale, Jo-Wilfried décortique sa saison avec application et explique à quel prix il s’est hissé au sixième rang mondial, sa meilleure place à l’ATP depuis ses débuts. Car lundi, le Français, battu cette fois par Roger Federer à Bercy (6-1, 7-6), renouera bien avec le niveau qui était le sien le 17 novembre 2008, année où il disputa également le Masters (alors à Shanghai) pour la première fois.

Cette fois, il s’agit de ne pas faire de cette sixième place une marche infranchissable. Mais juste un cap. Encore une fois, le top 5 lui tend les bras et, à croire Roger Federer, il ne manque quasiment rien à Tsonga pour s’y faire une place. «Il est là pour moi, adoube le Maître. Entre 5 et 15, même 20, c’est très similaire, sans manquer de respect à ceux qui sont entre 5 et 10. C'est très serré. Une fois dans cette position, tu fais un grand tournoi et tu es dans les 5. Après, il peut faire plein d'autres choses l'année prochaine. Il a largement le talent pour le top 5. Ce n'est pas le problème.»

Epargné par les blessures

Cette année, Tsonga a prouvé qu’il était l’un des meilleurs, quand son corps ne le lâche pas. Hormis une hernie inguinale, son carnet de santé est d’ailleurs vierge de toute blessure notoire. Il ne l’explique pas, savoure juste cette situation rare, après avoir enchaîné les demi-saisons entre courts de tennis et infirmerie. Sans coach depuis le mois de mars et sa séparation avec Eric Winogradsky, le numéro 1 français a pourtant pris le soin de conserver son physiothérapeute, Michel Franco, dans son staff. Sur tous les tournois, le «doc» était là.

S’il entend travailler à l’avenir avec des coachs à temps partiel, sur des missions spécifiques, Tsonga ne touchera pas à son mini-staff médical. Depuis le mois de mai, sa progression est linéaire. De cette manière, le Français s’est hissé de la 22e à la 6e place. Pour continuer son escalade, il entend bien croquer d’autres cadors même s'il note aussi que «le niveau s’est resserré. On voit qu'il y a des top 50, des top 40 capables d'aller chercher des top 10. Mon objectif est toujours le même depuis que je joue au tennis. M’améliorer physiquement pour encaisser encore mieux les matchs, passer le moins de temps possible sur le terrain.» Au classement, Djokovic et Nadal sont encore loin. Mais si le grand Jo remplit son cahier des charges. Murray, Federer et Ferrer, les trois joueurs qui le précèdent, devraient vite sentir la menace.