Mormeck-Klitschko: «le menton de verre» et la revanche
BOXE•Reportage à l'Hôtel de Ville de Paris où les deux boxeurs se sont envoyés quelques piques à sept semaines de leur championnat du monde...Antoine Maes
Elles ne seront peut-être jamais plus aussi proches de lui. Lundi midi, sous les dorures de l’Hôtel de ville de Paris, Jean-Marc Mormeck a approché de très près les quatre ceintures mondiales de Wladimir Klitschko. L’Ukrainien les mettra en jeu le 10 décembre prochain à Dusseldörf, et en attendant le combat, ils ont commencé par s’échanger quelques amabilités en conférence de presse.
Klitschko: «Tu t’attaques au plus jeune et au plus faible…»
L’objet de la polémique? «Le menton de verre» de Klitschko, selon l’expression du Français. «Les deux ou trois combats qu’il a perdu, il a été touché là. Je fais de l’humour, je le taquine, mais il ne le prend pas bien non plus», assume le Guadeloupéen. De la provocation gentillette qui a lancé les deux hommes dans un dialogue aigre-doux. Klitschko: «Tu as raison. Mais tu ne pourras pas me toucher.» Mormeck: «J’ai dit aussi que des deux frères tu étais le moins fort.» Klitschko: «Je vois. Tu t’attaques au plus jeune et au plus faible… Mais dis moi, en quelle matière il est le tien de menton?» Mormeck: «Ce sera à toi de me le dire.»
Mormeck: «Il dit qu’il n’a pas peur, mais il prend quand même ses précautions»
Evidemment, c’était aussi pour amuser la galerie. C’est l’Ukrainien qui a mis fin à la récréation de sa voix grave. «La boxe, c’est un business sérieux. On joue notre vie. Et Jean-Marc, je le prends très, très au sérieux», assure Klitschko. C’est tellement vrai que le boxeur a fait intégrer au contrat une clause prévoyant une revanche automatique au cas où il perdrait ses titres. «Il dit qu’il n’a pas peur, mais il prend quand même ses précautions», remarque Jean-Marc Mormeck.


















