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Equipe de France: Gagner le point du nul pour les Nuls

Equipe de France: Gagner le point du nul pour les Nuls

FOOTBALLUn point suffit aux Bleus pour se qualifier directement à l'Euro...

Pas la peine de raviver le souvenir désastreux de novembre 1993 pour mettre en garde les Bleus avant le rendez-vous de mardi soir. Laurent Blanc est assez chevronné pour préparer ses hommes et prendre les précautions d’usage au Stade de France. A commencer par couper la sono si, par mégarde, quelqu’un voulait passer un morceau de Polka. Au coup d'envoi face à la Bosnie, l'équipe de France tient son ticket pour l'Euro en Pologne – Ukraine, puisqu'un petit nul lui suffit. Une défaite ne la condamnerait pas, mais la forcerait à jouer son avenir en barrage.

Dans ces conditions, ce dernier point est peut-être le plus compliqué à décrocher de toute la campagne qualificative. Le plus important aussi, depuis le début de l’ère Laurent Blanc. «Oui, c’est capital, reconnaît Yohan Cabaye et on va jouer pour gagner parce que c’est notre philosophie.» A ce sujet, il n’y a pas débat. Personne chez les Bleus n’imagine défendre le point du nul. Pour le milieu de Newcastle, ce serait à la fois risqué et contre-nature. «On n’a pas d’autre alternative que de gagner puisqu'on a des joueurs de ballon qui veulent attaquer, qui jouent pour marquer.»

«Si à deux, trois minutes de la fin…»

Ce type de scénario, certains l’ont déjà connu en Ligue des champions. Anthony Reveillère sait qu'en pensant au point à défendre, son équipe risque de «déjouer. C'est en gérant, qu'on peut surtout se mettre en danger.» Un peu plus d’un an après l’arrivée de Blanc, cette équipe n'est pas assez solide pour se permettre de calculer. «On n'a pas cette expérience-là, on n'est pas les Italiens pour fermer le jeu et attendre l'adversaire», enchaîne Samir Nasri. Pour cela, il faut aussi compter sur un adversaire enclin à se découvrir. A priori, les Bosniaques ont tout intérêt à aller de l’avant pour marquer rapidement. Mais en vieux routier des éliminatoires, Laurent Blanc se pose encore quelques questions.

«J’espère que malgré l’enjeu, l’équipe qui fera le plus de jeu gagnera. On ne va pas rester à dix derrière à attendre. Je ne sais pas si l’équipe adverse en fera de même.» En grattant un peu, le sélectionneur reconnaît pourtant que la tentation de gérer le score peut être envisagée «Oui... si à deux, trois minutes de la fin, le score est en notre faveur, on gèrera. On fera au mieux. Mais encore une fois, on ne va pas jouer ce match pour faire un nul. C'est le meilleur moyen de le perdre.» Parole d’un joueur qui, il y a dix-huit ans, est déjà resté sur le carreau alors que tous les voyants étaient au vert.