Ligue 1: L'OM ne s'en sort pas

FOOT Les Olympiens restent 13e de Ligue après leur nul face à Brest...

A Marseille, Romain Canuti

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Didier Deschamps après la rencontre face à Brest, le 2 octobre 2011
Didier Deschamps après la rencontre face à Brest, le 2 octobre 2011 — Claude Paris/AP/SIPA

La réception de Brest était pourtant idéale, après le succès contre Dortmund, pour entamer la trêve internationale en se disant que la machine est relancée. Mais les Bretons, relégables, ont obtenu le nul sans forcer au Vélodrome. «L’OM est un peu docteur Jekyll et Mister Hyde. Est-ce que c’est une question de motivation? Je ne pense pas. Ce n’est pas digne du statut et de l’ambition du club» pestait Labrune avant de quitter l’enceinte.

Diarra et Lucho mal en point

Pour cette rencontre, Deschamps  a ressorti son 4-3-3 avec Alou Diarra en sentinelle, Lucho et Amalfitano à l’organisation. Charles Kaboré, à qui l’on a reproché de sourire après la défaite à Lyon, a dû cette fois-ci rire jaune depuis le banc de touche. Car si la formation phocéenne n’est pas parvenu à enchaîner, c’est avant tout car elle avait un boulet à chaque jambe: Lucho et Alou Diarra ont eu un déchet technique qui n’avait d’égal que leur absence de proposition dans le jeu. «Si on négociait mieux nos balles, cela aurait été plus simple» tentait d’évacuer Mandanda, coupable d’une mauvaise appréciation qui a offert l’ouverture du score aux visiteurs et à Poyet.

Le trio Valbuena - Rémy - Ayew, dans la veine du match face à Dortmund, a eu beau égaliser sur une belle combinaison, l’équipe a logiquement chuté en seconde période. «Il y a un sentiment d’impuissance, on n’a pas eu de fraîcheur pour changer le rythme constatait Deschamps. Mais il faut qu’on se batte jusqu’au bout avec nos moyens». A la fin du match, Alex Dupont, l’entraîneur brestois, se refusait à enfoncer l’OM : «Je n’ai pas à vous donner d’avis, c’est le classement qui va vous le donner». Ca fait peut-être encore plus mal.

Amalfitano n’en pense pas moins

Volontaire mais esseulé au milieu, Morgan Amalfitano a fait part de sa frustration : «C’est rageant, il y a mieux à faire, on était bloqué, il n’y avait pas de mouvement. Ce n’est pas tout seul que l’on peut s’en sortir».