Equipe de France: Vincent Collet, le discret qui a transformé les Bleus

BASKET Discret et perfectionniste, Vincent Collet, l'entraîneur de l'équipe de France, a su transcender un groupe d'individualités en véritable équipe...

Antoine Maes (avec B.V., F.H. et S.M.)

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Vincent Collet, l'entraîneur de l'équipe de France, le 30 août 2011, à Siaulai.
Vincent Collet, l'entraîneur de l'équipe de France, le 30 août 2011, à Siaulai. — MILOSAVLJEVIC/SIPA

Il est en passe de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué: faire de la belle armada française une machine de guerre. En gérant les égos, en donnant à Parker les clés du camion sans l’isoler, Vincent Collet a peut-être passé le coup de glu qui manquait à cette équipe de France talentueuse mais trop souvent désarticulée par le passé. Tout en discrétion et pragmatisme. «Il a gagné la confiance du groupe car il a démontré lors de ses précédentes campagnes, et notamment lors de l’Euro 2009 (une seule défaite), qu’il était compétant», indique Greg Beugnot, actuel entraîneur de Chalon, son ami de trente ans.

«Je ne lui connais pas d’autres passions» 

Depuis qu’il est assis sur le banc des Bleus, Vincent Collet a eu le temps de poser sa patte. «C’est quelqu’un qui vit, mange, respire basket. Il est très précis, rigoureux. Avec lui en premier. Il a des valeurs et ne transige pas dessus», décrit Aymeric Jeanneau, son ancien meneur à l’ASVEL, qu’il va retrouver sur le banc de Strasbourg après l’Euro. Sorti major de sa promotion lors du concours au Brevet d’Etat, Vincent Collet ne s’accorde qu’une seule semaine de congé par an. «Je ne lui connais pas d’autres passions. Lorsqu’il est arrivé au Mans, on l’appelait la Bible. Il connaissait toute l’histoire du basket, des joueurs. C’est une véritable encyclopédie», plaisante Greg Beugnot. 

«On sent de la sérénité chez lui» 

Boulimique de basket, il a poussé le bouchon jusqu’à entraîner en club en même temps que s’occuper d’une sélection nationale. Cela lui vaut de traîner une cocasserie: il est viré de l’ASVEL en novembre 2010, un club dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que son meneur de jeu en bleu, Tony Parker. Un épisode qui n’a jamais nui à l’équipe de France. Aujourd’hui, pendant que «TP» prend les clés de l’équipe, Vincent Collet assure sur le banc. «Il fait souvent les bons choix dans son coaching. On sent de la sérénité chez lui», remarque Greg Beugnot. Aymeric Jeanneau confirme: «Vincent peut emmener un groupe très loin». Jusqu’aux Jeux de Londres, c’est dans sa feuille de route.