Tour de France: Thomas Voeckler, sept ans après
CYCLISME•Le coureur d'Europcar récupère un maillot jaune qu'il a porté dix jours en 2004...B.V.
Au milieu de tout ce jaune, son liseré bleu d’ancien champion de France ne se voit presque plus. Sautillant de joie sur un podium qu’il connait bien, Thomas Voeckler a endossé à Saint-Flour, pour la deuxième fois de sa carrière, le maillot jaune du leader du Tour de France. Sept après avoir porté la tunique magique pendant dix jours pour une épopée qui a fait de lui le coureur français le plus connu des années 2000. «En 2004, des gens ont dit qu’on me l’avait laissé, se souvenait-il au micro de France 2 juste après l’étape. Cette fois-ci, je suis allé le chercher.» Et avec la manière.
Luis Leon Sanchez prend l’étape
Parti dans la première difficulté d’une journée casse-pattes (6 cols de 2e et 3e catégorie), l’Alsacien a mené quasiment à lui tout seul l’échappée du jour vers la victoire à travers le magnifique et sinueux département du Cantal. Et même si l’Espagnol Luis Leon Sanchez lui a ravi le gain de l’étape, bien aidé auparavant par l’écart d’une voiture siglé France Télévisions qui a renversé deux compagnons d’échappé [voir encadré], Voeckler savoure: «J’étais prêt à sacrifier l’étape pour porter le maillot, avoue-t-il. Je ne savais pas trop pourquoi je venais sur le Tour… Je n’aurai pas parié reprendre le maillot jaune une deuxième fois dans ma carrière. Cette fois-ci je ne vais pas le garder dix jours, mais je vais l’apprécier encore plus.»
Et le vélo français aussi. A 32 ans, le champion de France 2004 et 2010 réveille un cyclisme tricolore au moral en berne depuis le départ du Tour. «Thomas est un personnage, un grand monsieur du cyclisme, lâche sur RMC son manager chez Europcar, Jean-René Bernaudeau. Je suis sûr qu’en ce moment il y a tous les gamins des écoles de cyclisme qui l’aiment, ainsi que tous ceux qui aiment le vrai vélo, le vrai sport avec le panache.» Tout Voeckler, en somme.


















