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Marc Keller : «J'arrivais au bout d'un cycle de cinq ans»

Marc Keller : «J'arrivais au bout d'un cycle de cinq ans»

Interview du directeur général du Racing, 18e de Ligue 1
©2006 20 minutes

©2006 20 minutes

Interview de Marc Keller, directeur général du Racing, 18e de Ligue 1

Depuis l'arrivée à la présidence de Philippe Ginestet en décembre dernier, votre départ semblait inéluctable. Quelles sont les raisons qui vous ont décidé à partir à la fin de la saison ?

Il en existe deux. Vous savez qu'il y a eu certaines divergences entre Philippe et moi [en mai 2005]. Nos relations se sont toutefois normalisées depuis. Notre entente est assez cordiale aujourd'hui. Mais j'arrivais au bout d'un cycle de cinq ans. Depuis juin 2001, j'ai pensé, j'ai dormi, j'ai vécu Racing sept jours sur sept. Le moment était venu de faire le point et de passer le relais. Aujourd'hui, Philippe a suffisamment de temps pour réfléchir à la suite et prendre les dossiers en main.

Quelle orientation allez-vous donner à votre carrière ?

Je n'y ai pas encore suffisamment réfléchi. Ce qui est sûr, c'est que je suis prêt à discuter avec d'autres clubs qui me feraient des propositions. Mais je peux aussi m'arrêter quelques mois pour me reposer. Cela dépendra des projets qui me seront soumis. S'ils sont intéressants, je suis capable de replonger tout de suite.

Monaco vous a longtemps courtisé. Un départ en Principauté est-il d'actualité ?

Je n'ai eu aucun contact avec l'ASM ces dernières semaines.

Quel bilan tirez-vous de vos cinq années passées à Strasbourg, comme manager en 2001 d'abord, puis comme directeur général et actionnaire deux ans après ?

Quand nous avons repris le club en juin 2003 avec Egon Gindorf, Patrick Adler, Pierre Schmidt et Thierry Wendling, ils m'avaient confié trois missions. Rétablir les finances, qui affichaient 11 millions d'euros de déficit. Nous avons réussi puisqu'on a dégagé 2,229 millions d'euros de bénéfices lors de la saison 2004-2005. Il fallait aussi restaurer l'image du Racing. C'est fait puisque le nombre d'abonnements à la Meinau a atteint cette saison le chiffre record de 11 000 cartes, et la fréquentation au stade en hausse. On souhaitait enfin installer durablement le club en L1, entre la 8e et la 12e place. Pour l'instant, on est en retard. Mais je reste persuadé que notre effectif n'a rien à envier à ceux de la deuxième moitié du classement. On mérite de se maintenir.

Le Racing, c'est le club de votre coeur. Vous y avez été joueur de 1991 à 1996, puis dirigeant. Vous devez le quitter avec émotion...

Surtout avec le sentiment du devoir accompli, et ce même si l'équipe première tousse. Je pense avoir fait du bon travail avec les autres dirigeants et les salariés. La preuve, c'est que le public alsacien a cru à notre message.

Votre meilleur souvenir, est-ce la victoire en Coupe de la Ligue l'an passé ?

C'est marrant, mais non. Cela reste un grand moment, mais je ne voyais pas la récompense de mon travail à travers les titres. Ce qui m'intéressait, c'est de construire. Et je pense avoir réussi.

Recueilli par Jérôme Sillon