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Fédération: Ce que la réforme va changer pour la FFF

Fédération: Ce que la réforme va changer pour la FFF

FOOTBALLLa fédération a adopté ses nouveaux statuts samedi...
R.S.

R.S.

La grande victoire du monde amateur? «C’est d’abord la grande victoire du football», nuance Bernard Herbert, président démissionnaire du collège des présidents de districts et farouche défenseur du monde amateur. D’une manière générale, la base sera bien mieux représentée au sein de la fédé. Désormais, un comité exécutif sera élu, sur la base d'une liste, et une haute autorité, où toutes les «familles» seront représentées. Cela n’était pas le cas auparavant. «Il était normal qu’on fasse une liaison foot amateur - foot professionnel qui n’existait pas avant», se félicite tout de même Herbert. Le monde amateur sera mieux représenté. C’est logique et plus moderne». Seul hic pour les représentants de la base, la possibilité pour les professionnels d’exercer une minorité de blocage à l’assemblée générale. A 37% de votants contre 25% auparavant.

Quelle place pour le président? Il sera plus entouré et donc moins libre d’agir selon son bon vouloir. Il préside désormais un comité exécutif restreint à dix membres. Le conseil fédéral à 21 membres passe aux oubliettes. Le président sera également plus surveillé par un comité et une haute autorité. Avec ces organes de contrôle, la FFF adopte enfin le fonctionnement d’une entreprise majeure. «On a séparé le pouvoir exécutif du pouvoir de contrôle. Avec le conseil fédéral, tout le monde faisait les deux en même temps. Il y a plus de démocratie», analyse Fernand Duchaussoy, qui devrait briguer un nouveau mandat à partir du 18 juin, date des prochaines élections à la tête de la FFF.

A l’abri d’un nouveau Knysna? C’est en tout cas ce que Fernand Duchaussoy a promis. La fédé n’a jamais été responsable des mauvais résultats des Bleus en Afrique du sud. En revanche, dans la reconduction d’un sélectionneur contesté, elle a ses responsabilités. «Cette fois, le président de la fédération ne peut plus mettre sa place en jeu si le sélectionneur n’est pas maintenu», explique Herbert. Après la gestion de l’après-Knysna, Fernand Duchaussoy a vu son prédécesseur, Jean-Pierre Escalettes «terriblement isolé. Là, le président évoluera en équipe, il va choisir ses hommes.» En cas de nouveau fiasco, il faudra assumer en groupe et plus se cacher derrière le veston d'un président dépassé.

Quelle incidence sur le fonctionnement de l’équipe de France? Concrètement, aucune. La réforme de gouvernance se limite aux hautes sphères de la fédération. En attendant la mise en place d’un éventuel manager général en équipe de France, le sélectionneur conserve les mêmes prérogatives qu’auparavant.