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Florent Malouda a-t-il épuisé son crédit en équipe de France?
FOOTBALL•Avec le retour de Franck Ribéry, sa place de titulaire est menacée côté gauche où il peine toujours à convaincre...A.P.
Quand Florent Malouda débarque devant caméras et micros mardi soir dans les sous-sols du Stade de France, il y a comme du malaise dans l’air. Contre la Croatie (match nul 0-0), le Guyanais a encore un peu entamé son crédit en équipe de France. Et à force d’aligner les prestations au mieux quelconques, au pire ratées, il risque de très vite se retrouver sur la paille. Alors à l’heure de ferrailler contre les critiques, Malouda esquive: «Je pense que je vais arrêter de faire des commentaires sur mon match. Les commentaires, je vous les laisse.»
L’autocritique, l’ailier gauche de Chelsea a déjà donné dans la foulée de son match raté au Luxembourg, vendredi dernier. «Je suis le premier à critiquer mon niveau», assurait-il alors. Sauf que depuis, la donne a légèrement changé. Entré sous les sifflets, Frank Ribéry a exploité à fond les 30 minutes accordées par un Laurent Blanc qui laisse entendre –et plus seulement à demi-mot– que le Munichois postule à gauche. Malouda, lui, n’a pas beaucoup plus envie d’évoquer la prestation de Ribéry que de parler de sa non-performance du soir: «Je ne rentre pas dans les polémiques. Je n'ai pas de commentaire à faire sur les prestations de mes coéquipiers.»
«En manque de matchs références
Franck Ribéry a pourtant plus la tête d’un rival que d’un coéquipier. La primaire à gauche paraît inévitable entre les deux hommes. A peine revenu et à demi-pardonné, le Boulonnais prend déjà des accents revendicateurs. «Au Bayern Munich, je joue à gauche. C'est mon poste.» Bernard Diomède voit la situation sous un autre angle. «En pleine forme, Malouda doit jouer à gauche et Ribéry à droite où personne ne s’impose même si Jérémy Menez a montré deux, trois choses intéressantes», résume le champion du monde 1998.
Sauf que la machine à marquer du début de saison a fait place à un joueur en panne d’inspiration. Pire encore, malgré la confiance du sélectionneur et un temps de jeu conséquent, Malouda n’a pas profité de la suspension, des blessures et la disgrâce de Ribéry pour rendre superflu le retour de ce dernier. A 30 ans et malgré ses 60 sélections, il surprend même par un discours qui ressemble à celui d’un petit nouveau. «Ce dont j’ai besoin c’est d’enchaîner les matchs références en équipe de France, soutenait-il avant la Croatie. Pour l’instant, je suis en manque de ces matchs références.»
Encore faut-il que Laurent Blanc lui en donne à nouveau l’occasion. «Avec Benzema et Gourcuff, il a montré qu’il ne lâchait pas ses joueurs, rappelle Bernard Diomède. Florent Malouda peut toujours se raccrocher à cette bouée.


















