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Tour du monde à la voile en solitaire: l'espoir s'amenuise pour Thomas Coville
L'espoir s'amenuise pour le Français Thomas Coville, lancé mardi ...© 2011 AFP
L'espoir s'amenuise pour le Français Thomas Coville, lancé mardi depuis 52 jours à l'assaut du record autour du monde en solitaire et contraint à un vaste contournement par l'ouest du "marais anticyclonique" des Açores, allongeant sa route vers la ligne d'arrivée.
A 14h00 GMT française, Coville comptait près de 600 milles (1.080 km) de retard -soit l'équivalent d'une grosse journée de mer- sur le temps établi il y a deux ans par son compatriote Francis Joyon: 57 jours 13 heures 34 minutes.
Pas catastrophique mais sérieusement préoccupant. Pour battre Francis Joyon, Coville et son trimaran Sodebo (32 m de long) doivent franchir la ligne d'arrivée fictive, derrière l'île d'Ouessant (au large de Brest, en Bretagne), avant le 28 mars à 01h40 française. Lundi prochain...
Mardi après-midi, pas de quoi pavoiser: le trimaran se trouvait à la hauteur des îles du Cap Vert et progressait cap au nord à petite vitesse (12 noeuds/21,6 km) dans des vents mollissants, avec encore 2.755 milles (4.959 km) à courir jusqu'à l'arrivée.
Coville, qui a déjà échoué une première fois (en janvier 2009) et avec le même bateau à effacer Francis Joyon des tablettes, ne semblait plus trop y croire.
"Vous devez vous demander, en regardant la cartographie, où il va ?, a-t-il confié dans une vidéo transmise mardi. Aux Antilles ? A New York ? Non, j’ai bien l’intention de rentrer à Brest mais la météo a décidé de ne pas m’offrir la route la plus directe".
"Après le Cap Horn, lorsque nous pensions être sortis du plus dur, nous sommes remontés avec une trace superbe mais réalisée entièrement au près, face à une mer formée et très difficile", a-t-il ajouté.
"Le bateau était éprouvé, comme moi, mais nous avons eu la fierté de recroiser devant la trajectoire de Francis Joyon après avoir repris le retard cumulé dans les trois autres océans", a poursuivi le skippeur breton, avouant avoir cru "un instant que c’était possible, avec une météo classique".
"Mais il n'en a rien été, a-t-il expliqué. Après avoir supporté une dépression orageuse très difficile dans le nord du Brésil qui a tué l’alizé de sud-est, nous sommes restés dans des conditions faibles et inhabituelles au niveau de la corne de l’Amérique du sud".
"Et maintenant, a conclu Thomas Coville, c’est un anticyclone énorme qui nous empêche de retrouver le circuit perturbé (ndlr: les vents) d’ouest et sud-ouest qui est supposé nous ramener vers l’Europe. Cela m’oblige à faire un grand (dé)tour par l’ouest pour aller chercher cette perturbation".



















