Ligue 1: Gervais Martel pique une grosse colère
FOOTBALL•Le président lensois ne veut pas se résigner à voir son club être relégué...Recueilli par François Launay, à Lens
Battu samedi à domicile par Toulouse (1-0), Lens fonce tout droit vers la Ligue 2. Incapables de s'imposer depuis 7 matchs, les Sang et Or, 19e, ont provoqué la colère du stade Bollaert. Et les supporters lensois ne sont pas les seuls à se plaindre de l'attitude de leurs joueurs. Après le match, c'est un président lensois furieux qui a exprimé sa colère devant la presse.
Gervais Martel, quel est votre sentiment après ce match?
Ce n’est pas seulement le résultat. Je suis en colère. J’ai vu une équipe méconnaissable. On s’est fait presser haut, on n’a pas gagné de duels… Les seules petites occasions qu’on a, on les joue petits bras. On a touché le fond.
C’est la manière qui vous a déçu, plus que le résultat?
Dans l’état d’esprit, il y a de quoi être furieux. Les chiffres, on les connaît. En dessous, il y a le cercueil. Quand on voit le public qu’on a, il leur faut quoi pour se lâcher? Merde. On doit jouer, ce qui n’a pas été le cas. On est à Bollaert, merde! On n’a pas une équipe complètement nulle mais on a eu une passivité énorme. Qu’on soit dignes de ce club. On a joué avec le frein à mains. Je ne vais pas en dire trop car je pourrais être excessif et malhonnête.
Aujourd’hui, vous êtes résigné à la relégation?
J’ai toujours pensé que le plus dur était derrière nous. Mais, en se regardant dans la glace, on n’a peut-être pas la même passion. Merde, il faut se réveiller! On n’a gagné que trois matchs à domicile. Du ressort, j’en ai mais je ne peux pas jouer à leur place. Ce n’est pas les mots excessifs qu’il faut. C’est que les joueurs se lâchent! On a l’impression d’avoir joué avec des vieillards. Il faut de l’envie et des qualités d’abnégation. Ce n’est quand même pas difficile ça.


















