Six nations: Angleterre, avant-dernière marche vers le Grand Chelem
L'Angleterre va tenter de franchir l'avant-dernière marche vers son premier Grand Chelem depuis huit ans en accueillant l'Ecosse dimanche à Twickenham lors de la quatrième journée du Tournoi des six nations.© 2011 AFP
L'Angleterre va tenter de franchir l'avant-dernière marche vers son premier Grand Chelem depuis huit ans en accueillant l'Ecosse dimanche à Twickenham lors de la quatrième journée du Tournoi des six nations.
Le XV du Chardon, dont le dernier succès à Londres remonte à 1983 - c'était le quatrième seulement en un siècle de "Calcutta Cup" - n'est certainement pas l'obstacle le plus difficile à franchir pour les Anglais, qui devront affronter les Irlandais à Dublin dans huit jours pour parachever l'ouvrage.
Le début du tournoi a montré que l'écart s'était creusé entre les deux nations depuis le match nul de l'an passé à Edimbourg (15-15). Pendant que l'Angleterre confirmait son renouveau en dominant le Pays de Galles (26-19), l'Italie (59-13) et la France (17-9), les Ecossais anéantissaient eux les espoirs nés de leur prometteuse fin d'année 2010 en s'inclinant trois fois, à Paris, puis à domicile contre leurs deux rivaux celtiques.
Le rapport de force étant particulièrement déséquilibré, le sélectionneur Martin Johnson a sans surprise mis en garde ses hommes contre l'excès de confiance, et aussi contre la motivation spéciale des Ecossais au moment de défier leur puissant voisin.
"Les Six nations, c'est un tournoi, mais c'est aussi une série de matches qui comptent pour eux-mêmes. C'est Angleterre-Ecosse, la Calcutta Cup, et personne ne va arriver sur le terrain en pensant à ce qui s'est passé avant", a prévenu le sélectionneur.
Les joueurs ont en revanche du mal à dissimuler leur assurance.
"Tout le monde est conscient qu'il est en train de se passer quelque chose dans le groupe et que si nous jouons au maximum de notre potentiel il n'y a pas de raison que nous ne fassions pas le Grand Chelem. Mais c'est une phrase que nous n'avons pas le droit de dire!", a avoué le demi de mêlée Ben Youngs.
Johnson a maintenu sa confiance aux vainqueurs de la France, se contentant de remplacer le pilier Andrew Sheridan, blessé, par Alex Corbisiero. Il récupère le troisième ligne Tom Croft, privé des trois premiers matches à cause d'un problème à l'épaule et qui commencera sur le banc.
En face, Andy Robinson, un ancien sélectionneur de l'Angleterre qui retrouvera Twickenham pour la première fois depuis sa démission en 2006, ne sait plus trop comment redynamiser un XV du Chardon incapable d'inscrire le moindre essai lors des deux derniers matches contre le Pays de Galles (24-6) et l'Irlande (21-18).
"Les annales montrent quel exploit ce serait pour l'Ecosse de gagner dimanche", a-t-il dit.
Angleterre: Foden - Ashton, Tindall (cap.), Hape, Cueto - (o) Flood, (m) Youngs - Haskell, Easter, Wood - Palmer, Deacon - Cole, Hartley, Corbisiero.
Ecosse: Paterson - Danielli, Ansbro, S. Lamont, Evans - (o) Jackson, (m) R. Lawson - Barclay, Brown, Hines - Kellock (cap.), Gray - Low, Ford, Jacobsen
Remplaçants:
Angleterre: Doran-Jones, Croft, Care, Wilkinson, Thompson, Shaw, Banahan.
Ecosse: S. Lawson, Cross, Vernon, Strokosch, Blair, Parks, De Luca


















