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Jean-Louis Garcia: «On n'a jamais eu peur de cette équipe»

Jean-Louis Garcia: «On n'a jamais eu peur de cette équipe»

FOOTBALLL'entraîneur d'Angers (L2) défiera le petit poucet Chambéry (CFA 2) mercredi en quart de finale de la Coupe de France...
Propos recueillis par Antoine Maes

Propos recueillis par Antoine Maes

Pas facile d’avoir le mauvais rôle. Mercredi, au Stade des Alpes de Grenoble, le SCO d’Angers (L2) affrontera Chambéry (CFA2), qui a déjà éliminé trois équipes de L1. Malgré un parcours remarquable, les Angevins sont obligés de rester dans l’ombre: tous les honneurs vont au petit. Un vent de sympathie qui fait presque des Savoyards les favoris de ce match.

A écouter tous les commentaires, avez-vous le sentiment d’être un outsider, malgré les trois divisions d’écart?

Oui, mais ça ne me parait pas complètement illogique. Compte-tenu des exploits qu’ils ont accomplis jusque-là… Au-delà du fait qu’on nous présente comme des outsiders, on a le sentiment, et c’est très français ça, qu’il y a une grande envie de voir le petit manger encore les professionnels. Mais ça ne fait que renforcer notre motivation et notre détermination. A entendre certaines déclarations, ça va être très compliqué pour nous.

Vous sentez-vous sous-évalué?

En toute modestie, on mérite le respect. Notre parcours a de la gueule aussi. On a éliminé Le Havre, deux L1 avec la manière (Bordeaux et Valenciennes), et Strasbourg, une des meilleures équipes de National… On a peut être oublié qu’Angers est une belle équipe. Voilà, c’est comme ça. Ça ne nous pose pas de problème majeur.

Au final, vous regrettez de devoir affronter le petit poucet?

Le but, ce n’est pas la reconnaissance, c’est d’avancer. Le match est quand même plus médiatisé que si on avait rencontré Reims ou Lorient. On est sous les feux des projecteurs simplement parce qu’on affronte l’équipe qui a réussi des exploits jusque-là. Et en réalisant un match accompli, abouti, efficace, ce sera l’occasion de faire parler de nous. Mais c’est qui nous intéresse avant tout, c’est la qualification pour les demi-finales.

Parfois, on croirait que vous allez jouer contre le Real Madrid…

C’est vrai qu’on a des fois cette impression. Je ne vous cache pas qu’on n’a jamais eu peur de cette équipe, je tiens à vous rassurer. On la respecte, parce qu’elle mérite un immense respect, mais on aborde le match intimement convaincu que nous sommes meilleurs et qu’on va se qualifier.

Vous avez appelé certains de vos collègues qui ont perdu contre Chambéry?

Bien sûr. J’ai eu Alex Dupond et Francis Gillot. Ça restera entre eux et moi. Mais cela conforte ce que je dis: il n’y aucune raison de surestimer l’ampleur de la tâche.