Laurent Blanc n'écoutera pas les conseils de Chantal Jouanno

FOOT A propos des cas Evra et Ribéry...

La rédaction sport

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Fidèle à sa ligne de conduite, Laurent Blanc a joué la carte de la stabilité mercredi pour l'amical de la France face à l'Angleterre, le 17 novembre, avec toutefois un retour marquant, celui d'Eric Abidal, le premier leader des mutins de Knysna à être rappelé en bleu.
Fidèle à sa ligne de conduite, Laurent Blanc a joué la carte de la stabilité mercredi pour l'amical de la France face à l'Angleterre, le 17 novembre, avec toutefois un retour marquant, celui d'Eric Abidal, le premier leader des mutins de Knysna à être rappelé en bleu. — Franck Fife AFP

Le sélectionneur des Bleus a bien assez de son staff pour composer son équipe, en vue du prochain France–Brésil du 9 février. Chantal Jouanno n’en faisant pas encore partie, le sélectionneur des Bleus ne tiendra pas compte des recommandations de la ministre des sports, jeudi à 14h, au moment d’annoncer sa sélection. Celle-ci s’oppose toujours au retour en Bleu de Patrice Evra et Franck Ribéry, deux joueurs qui, selon elle ont bafoué les valeurs du football lors de la dernière Coupe du monde. Lundi, elle attendait même des excuses de la part des deux anciens bannis, potentiellement sélectionnables pour le prochain match de l’équipe de France.

En attendant, Laurent Blanc affirme être «totalement libre» de choisir ses joueurs pour cette occasion. Lors d'un colloque organisé lundi par l’Amicale des éducateurs du Gard Lozère, il a réagi à ses propos, dans une vidéo diffusée par BFMTV: «Elle a le droit de dire ce qu’elle pense. Plusieurs footballeurs l’ont déjà dit. Elle peut avoir une opinion, non? On a la chance de vivre dans un monde libre et démocratique. On peut ne pas partager tous les avis. Pour ma part, je me sens tout à fait libre. Ma réponse sera faite jeudi au moment de publier ma liste pour France-Brésil. Je constate tout de même qu’on a du mal à oublier l’Afrique du Sud. C’est un peu de votre faute, vous rabâchez toujours les mêmes questions. Les gens se sentent obligés de parler de ça.»