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Brice Guyart, les Jeux de Londres en tête

Brice Guyart, les Jeux de Londres en tête

ESCRIMEQuatorze mois après sa dernière compétition, le fleurettiste est de retour...
M.M.

M.M.

On avait quitté Brice Guyart sur une 17e place au championnat du Monde d’escrime à Antalya (Turquie) en 2009. Fatigué par cette douleur aux genoux qui le gênait dans sa vie quotidienne et altérait ses entraînements. Obligation donc de passer sur le billard à défaut de se strapper continuellement avant des entraînements réduits pour ne pas réveiller ce handicap plus que pesant.

Résultat: une greffe de cartilage aux deux genoux pour le natif de Suresnes, six semaines de fauteuil roulant et une période d’isolement «où il ne voit pas grand monde», confie Stéphane Marcelin son entraîneur depuis 1999. Après une longue rééducation, il effectue donc son retour. D’abord dans les gradins du Grand Palais en tant que consultant pour l’Equipe, lui qui s’était fixé pour objectif de revenir pour les championnats du Monde à Paris en novembre dernier. «On s’était peut être un peu», confie son entraîneur.

«Je vais souffrir jusqu’au J.O»

Aujourd’hui, le champion olympique d’Athènes en 2004 reprend le fleuret en compétition internationale, à l’occasion d’une manche de Coupe du Monde à Paris, samedi. Sans pression et avec une escrime plus élaborée, besoin du corps oblige. «Je suis forcément obligé d’adapter mon jeu. Je me mets plus à distance, je prends mon temps et tente de gérer les assauts. Je ne peux plus être dans l’explosivité permanente. Je n’ai plus mes genoux de vingt ans et je ne me fais pas d’illusion je vais souffrir jusqu’au Jeux Olympiques de Londres».

Aux grands maux les grands remèdes, Brice Guyart s’est entre autre mis à la boxe anglaise. Sur le ring, il a travaillé les petits déplacements et la fréquence de jambes. « Il me fallait aussi un peu d’amusement dans un quotidien assez difficile après mon opération», explique le natif de Suresnes. Cet arrêt il l’a fait pour réaliser son dernier objectif. «Il fallait faire cette opération rapidement pour revenir et bien préparer les J.O.» précise Stéphane Marcelin. A 30 ans, Il n’y a que ça qui l’intéresse. « Je ne pense qu’au J.O» ajoute t-il déterminé. Rendez-vous pris en avril pour obtenir un aller pour Londres.