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Bordeaux: Jean Tigana ne se cache plus pour souffrir

Bordeaux: Jean Tigana ne se cache plus pour souffrir

FOOTL'entraîneur des Girondins vit très mal l'élimination de son équipe par Angers...
Rémi Bostsarron

Rémi Bostsarron

S'il est encore trop tôt pour dire si les Girondins ont touché le fond, il semble bien que leur entraîneur ne puisse pas tomber plus bas. Après l'élimination des siens en 16e de finale de la Coupe de France, samedi à Angers (1-0), Jean Tigana a avoué vivre sa « plus grosse désillusion » depuis le début de sa carrière.

Il a toujours démissionné

Si la confession ne peut surprendre, au vu de la prestation indigente de ses protégés, elle tranche tout de même nettement avec l'état d'esprit encore affiché deux jours plus tôt. Le coach bordelais assurait alors que ses joueurs avaient « totalement » envie de faire des efforts ensemble, qu'ils allaient « réagir collectivement ». Cet usage intensif de la méthode Coué, conclu par l'un de ces fameux rires qui sonnait cette fois terriblement faux, venait s'ajouter à une énième énonciation de son inaltérable principe moral : « Je ne lâche jamais. »

Un principe qu'il convient de relativiser, car comme il le dit lui-même, Jean Tigana n'a jamais été licencié par les clubs qu'il a entraînés (Lyon, Monaco, Fulham, Besiktas), il a toujours choisi de partir. Il ne lâche donc jamais, sauf quand il le fait définitivement, à l'heure où il sent que la situation lui échappe. En entendant son président confier être « abasourdi par autant de lacunes et de médiocrité », il pourrait bien se dire que le vent a tourné. Il a d'ailleurs annoncé vouloir « prendre beaucoup de recul ce week-end ». Reculer pour mieux sauter ?

Des joueurs écœurés

S'ils affirment ne pas avoir lâché leur entraîneur, les hommes de Jean Tigana ne cachaient pas leur désarroi dans les couloirs du stade Jean-Bouin. « On s'est fait avoir comme des petits enfants, il n'y a eu ni action, ni réaction », a par exemple lâché Anthony Modeste, pour qui la saison va désormais être « très très longue ».