Ligue1: Comment Lyon est revenu dans la course

FOOTBALL Tout proche de la porte il y a un mois et demi, Claude Puel a redressé la barre du vaisseau lyonnais...

A Lyon, Stéphane Marteau (avec A.M.)

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L'attaquant argentin de Lyon Lisandro Lopez, le 17 octobre 2010, à Gerland.
L'attaquant argentin de Lyon Lisandro Lopez, le 17 octobre 2010, à Gerland. — R.Pratta/Reuters

En Ligue 1, le remonte-prente marche bien. Et c’est l’Olympique Lyonnais qui s’en est le plus servi. De la 7e à la 17e journée, les Rhodaniens ont grimpé de 15 places. Après leur victoire contre Toulouse (2-0), les coéquipiers de Cris sont du coup revenus sur le podium. Une courbe positive qui s’explique.

Une attaque retrouvée - Lors des sept premières journées, l’OL n’avait inscrit que 4 buts. Lors des dix derniers matchs, les Lyonnais ont inscrit 20 buts dont 7 pour Lisandro et 4 pour Gomis. Depuis qu’ils sont associés, l’OL a remporté trois succès (Lens, Montpellier et Toulouse) et concédé un nul (PSG). Avec l’ancien Stéphanois en pointe, l’Argentin s’est exilé sur l’aile gauche, tout en conservant sa réussite. «C’est un joueur très intéressant qui tourne autour de moi. Il est très malin. Mais c’est le coach qui gère les équilibres de l’équipe», analyse Bafé Gomis. Pour Toulalan, «Licha sent le foot comme personne. C’est un joueur de classe mondiale. Quand il est là, il y a un petit plus. Je pense que personne n'est indispensable, mais il apporte beaucoup par sa qualité technique. Il attire le ballon, il aime le toucher pour se sentir bien». Et comme il a retrouvé son poids de forme, c’est tout l’OL qui en profite.

Un président qui tranche –  En laissant le sort de Claude Puel en suspend, laissant la porte ouverte à toutes les hypothèses, Jean-Michel Aulas avait plongé son vestiaire dans le doute. Après l’élimination face au PSG en Coupe de la Ligue, il a fini par assoir fermement son coach sur le banc de Gerland. «Je ne pense pas que cela aurait été une bonne chose de changer, avait réagi Rémy Vercoutre, l’un des cadres du vestiaire. C’est bien d’avoir clarifié la situation et j’espère que cela va se calmer autour de nous, car nous avons besoin d’un contexte favorable». C’est tout le club qui a su résister à un environnement défavorable. Outre Puel, Gomis et Makoun ont été vilipendés par le public avant de revenir en grâce, même si quelques banderoles continuent d’être brandies dans le virage nord, celui des ultras.

Lloris égal à lui-même – S’il y en a bien un qui n’a jamais flanché, c’est Hugo Lloris. Même face aux attaques d’Antoine Kombouaré, qui jugeait qu’il avait «régressé». En début de saison, le gardien des Bleus a souvent été abandonné par sa défense. Et sans lui, l’OL n’en serait pas là aujourd’hui. Après la victoire contre Lille (3-1), le site du club indiquait que Lloris avait été décisif lors de la moitié des résultats positifs de son équipe. «Ce n'est pas très rassurant d'avoir pris 31 buts en constatant le nombre d'arrêts d'Hugo Lloris», faisait remarquer Bernard Lacombe, la semaine dernière, après le nul concédé face à l’Hapoël Tel-Aviv (2-2). Et ce n’est pas très rassurant non plus d’imaginer le tableau lyonnais si Lloris n’avait pas été là.