Affaire de proxénétisme: Fernand Duchaussoy ne voit pas «comment un joueur mis en examen pourrait être sélectionné»

FOOT Le futur président de la FFF a Benzema et Ribéry dans le viseur...

Avec Agence

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Fernand Duchaussoy, président de la Ligue de Football Amateur, et candidat à la tête de la Fédération, le 2 juillet 2010
Fernand Duchaussoy, président de la Ligue de Football Amateur, et candidat à la tête de la Fédération, le 2 juillet 2010 — REUTERS/Benoit Tessier

Pas encore élu mais déjà offensif. Fernand Duchaussoy, favori pour présider la Fédération française de football, exclut une sélection chez les Bleus de Franck Ribéry et Karim Benzema après leur mise en examen pour relations tarifées avec une prostituée mineure, explique-t-il ce jeudi dans Le Parisien/Aujourd'hui.

«Je prendrai mes responsabilités»

«C'est une affaire privée dont je ne connais pas les tenants et les aboutissants et je ne veux juger personne. Comme tout citoyen et amoureux de l'équipe de France, je ne vois pas comment un joueur mis en examen pourrait être convoqué en sélection», écrit Duchaussoy dans un communiqué cité par le quotidien.

Et le successeur de Jean-Pierre Escalettes n’hésite pas à faire les gros yeux. «Dans l'hypothèse où le conseil fédéral retiendrait ma candidature (...), je m'entretiendrais dans les jours à venir avec Laurent Blanc [le sélectionneur des Bleus] sur la suite à donner concernant ces deux joueurs. Soyez sûr que je prendrai mes responsabilités», ajoute Fernand Duchaussoy.

Franck Ribéry et Karim Benzema ont été mis en examen mardi pour «sollicitation de prostituée mineure» par un juge d'instruction qui enquête sur des faits présumés de proxénétisme ayant pour cadre un bar proche des Champs-Elysées. Ils ont été remis en liberté après sept heures de garde à vue.

«Les répercussions sont incalculables. On ne sait pas ce que cela va donner mais on demande déjà des sanctions avant même que la procédure soit terminée», s’est offusqué mercredi l'avocat de Karim Benzema, Me Sylvain Cormier. Les ministre et secrétaire d'Etat aux Sports, Roselyne Bachelot et Rama Yade, avaient déjà averti avant la Coupe du monde qu'un joueur mis en examen ne pouvait à leur sens porter le maillot bleu.