Coupe du monde: Les Bafana Bafanas misent sur le blues des Bleus

MONDIAL2010 En Afrique du Sud, les journaux sont ravis de voir les Bleus s'étriper...

Antoine Maes

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L'entraîneur de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, le 16 juin 2010 lors du match contre l'Uruguay.
L'entraîneur de l'Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, le 16 juin 2010 lors du match contre l'Uruguay. — A.JOE/AFP

De notre envoyé spécial à Johannesburg,

Déprimés depuis la baffe administrée par l’Uruguay (0-3), L’Afrique du Sud s’est trouvé un motif d’espoir. Car l’immense foutoir chez les Bleus a fait renaître dans les rues de Johannesburg une idée folle: se qualifier pour les 8es de finale. Tous les matins, les feux rouges de «Jozy» sont recouverts des gros titres de la presse du jour. Et lundi, c’est bien la crise de nerfs des Français à Knysna qui a coloré la ville. «French blues, Bafana’s hope» («Blues français, espoir des Bafana), promet «The Star», le quotidien anglophone. Dans son cahier des sports, le journal titre même «Sacrebleu! La révolte des footballeurs français renouvelle les espoirs des Bafanas sud-africains».

Du côté du «Sun Sport», dans une chronique intitulée «L’espion du camp», on ose aller encore plus loin. «Il semble que les Français se soient résignés à laisser le Mexique et l’Uruguay se qualifier pour les 8es de finale. Au fond, cela signifie que les Français ne pensent qu’à rentrer chez eux. Cela devrai fournir aux Bafana une opportunité de finalement restaurer leur fierté avec une victoire, qui ne sera peut être pas suffisante, mais qui les ferai sortir de la compétition sur une bonne note».

Parreira n’y croit pas

La thèse défendue par les journaux de son pays, Carlos Alberto Parreira n’y croit pas. Le sélectionneur sud-africain s’est exprimé dans la journée, et s’avance comme un quasi-éliminé. «Le groupe était très relevé. Je pense que ce serait triste (d’être sorti), que ce serait décevant. Mais pas que ce serait un échec», a promis le Brésilien. D’autant plus qu’en toute mauvaise foi, il n’a pas fait du psychodrame traversé par l’équipe de France un avantage décisif.

«Ce ne sont pas mes affaires. Mais on sait qu'ils ont des problèmes récurrents depuis longtemps au sein de leur équipe, même avant la Coupe du monde. Mais on ne pense pas que ce qui s'est passé ces deux derniers jours aura des conséquences sur le terrain. Les joueurs français seront sous les yeux du monde entier quand ils entreront sur la pelouse. Ils savent qu'il leur faut gagner», jure Parreira. Et comme les Bafana Bafana doivent aussi s’y mettre, c’est avec deux attaquants qu’elle attaquera le match.