L'autre Mondial de l'Occitanie
football Une sélection occitane a participé à la Viva World CupNicolas Stival
Si le Mondial de la Fifa débute vendredi en Afrique du Sud, une autre Coupe du monde s'est achevée dimanche, à Gozo, une des îles de l'archipel maltais. La 4e Viva World Cup a réuni six territoires non reconnus par la Fifa. Grâce à son succès lors de la petite finale sur les Deux-Siciles (2-0), l'Occitanie s'est classée 3e d'une compétition remportée par la Padanie devant le Kurdistan. « Notre sélection joue un à deux matchs par an depuis 2005, explique le Toulonnais Peire Costa, président de l'Associacion occitana de fotbol. Le critère de sélection, c'est la maîtrise de l'occitan. On veut valoriser notre culture. » Composée de joueurs amateurs, cette équipe à forte ossature languedocienne comptait deux « régionaux » à Gozo : le capitaine Nicolas Desachy, Gersois de Monfort, et le Toulousain Alexis Bachmann.
Pas fans de la Padanie
Pour l'observateur profane, la Viva World Cup peut paraître suspecte idéologiquement, avec notamment la présence de la Padanie, terme surtout utilisé par le parti xénophobe de la Ligue du Nord pour désigner l'Italie septentrionale. « La Padanie, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé, lâche Peire Costa. Ce qui nous intéresse, ce sont les échanges. Nous nous sentons plus proches de la Laponie ou du Kurdistan. »
Cette dernière sélection est composée de joueurs de D1 irakienne, alors que la Padanie compte dans ses rangs Mauricio Ganz (ex-Inter de Milan). L'Occitanie ne joue pas dans la même cour : pour boucler un budget de 10 000 €, les 30 membres de la délégation ont dû sortir 3 000 € de leur poche. W


















