Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Jean-Luc Crétier s’est fait voler sa médaille d’or olympique

« Comme si on vous arrachait le cœur » : L’ancien skieur Jean-Luc Crétier s’est fait voler sa médaille d’or olympique

coup durChampion olympique de descente lors des JO d’hiver de 1998 au Japon, Jean-Luc Crétier a révélé mardi s’être fait voler sa médaille d’or lors d’un cambriolage en Italie
20 Minutes avec agence

20 Minutes avec agence

Qui a osé voler la médaille d’or de Jean-Luc Crétier ? Mardi, le champion olympique de descente a révélé à la direction des sports de Radio France avoir été victime d’un cambriolage durant l’été dernier. On lui a dérobé sa plus belle médaille qu’il avait brillamment décrochée en 1998 lors des JO d’hiver au Japon. « C’est comme si on vous arrachait le cœur », a-t-il confié.

Les faits se sont déroulés alors que le skieur savoyard, désormais âgé de 59 ans, séjournait en Italie. Après s’être absentés deux heures, lui et sa femme ont constaté que la maison avait été cambriolée. « Ils étaient bien rodés, ils ont désactivé tout le système d’alarme et détruit les disques durs avec les images », raconte-t-il à nos confrères de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

« C’est comme si on m’enlevait une jambe »

Jean-Luc Crétier explique que sa médaille d’or était pourtant bien cachée, « pliée dans une paire de chaussettes au fond d’un tiroir ». Mais les voleurs l’ont tout de même trouvée. « Pendant une semaine, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. C’est comme si on m’enlevait une jambe, voire deux, affirme-t-il. Ça faisait 26 ans qu’elle me suivait partout. »

Cette breloque était très chère au cœur du champion qui n’est jamais parvenu à remporter une autre descente en dehors de ces JO d’hiver, que ce soit en Coupe du monde ou en Championnat du monde. « Pour moi, elle a une valeur équivalente à la naissance d’un enfant », indique-t-il. Les autorités italiennes ayant mis fin aux recherches après quelques mois d’enquête, il a effectué ses propres recherches pendant longtemps. Sans résultat.

Dans l’espoir de récupérer une copie, le Savoyard a tenté sa chance auprès du CIO et du comité olympique japonais. Mais le fabricant à l’origine des médailles en question est décédé. S’il espère toujours que sa véritable médaille soit retrouvée, il rêve de se voir remettre une nouvelle breloque à l’occasion des JO d’hiver 2030 organisés en France. Ou bien dès les JO de Milan-Cortina 2026, début février.