Transat Café l’Or : C’est un avion de la marine nationale qui a survolé le Class40 des Belges
version contradictoire•Les skippers belges engagés en Class40 sur la transat Café l’Or, Jérôme Délire et Caroline Dieu, affirmaient que leur bateau avait été endommagé après le survol d’un avion beaucoup trop prèsMikaël Libert
La vidéo des déboires de Jérôme Délire et Caroline Dieu, les skippers belges du Class40 Innova group - XLG engagé sur la Transat Café l’Or, avait ému bien au-delà des fans de voile. Assurant avoir été survolés de trop près par un avion qui les avait fait « partir au tas », les navigateurs étaient apparus abattus avant de réparer leur voile déchirée pour reprendre la course. Mais l’avion en question a été identifié, appartenant à la marine nationale qui conteste la version de l’équipage.
L’incident est survenu, mercredi matin, alors que l’Innova group - XLG venait de passer la pointe bretonne et s’était engagé dans le Golfe de Gascogne. En consultant le site flightradar, 20 Minutes a pu déterminer que le seul avion ayant eu une trajectoire correspondant à celle décrite par les skippers était un Falcon 10 MER immatriculé F-YDAI basé à Landivisiau et appartenant à la marine nationale. Il avait décollé peu après 8 heures ce jour-là, et avait opéré plusieurs boucles au-dessus du secteur où se trouvait le Class40 des Belges. La mission s’était terminée vers 10 heures.
En mauvaise posture avant le passage de l’avion
Selon le Télégramme, la marine nationale a confirmé le survol, justifiant la mission par la détection d’un écho radar sans signature AIS. Sauf que la marine conteste la version des skippers, lesquels affirmaient que l’avion les avait frôlés. Le Falcon serait passé à « 200 m de distance en latéral » comme le veut la procédure insiste la marine nationale.
Au contraire même, l’équipage de l’avion aurait remarqué que le bateau « gîtait de plus en plus », autrement dit qu’il s’inclinait sur le côté, « emporté par son spi ». Selon le service d’information des armées au Télégramme, le Class 40 était déjà en mauvaise posture « avant le passage de l’avion ».
Notre dossier sur la Transat Café l'OrIl n’y aura de toute façon pas de suite, les deux skippers ayant affirmé, dans la foulée de l’événement, qu’ils n’avaient pas l’intention de déposer plainte. Ce samedi, Jérôme Délire et Caroline Dieu se trouvaient toujours au port espagnol de la Corogne, pointant en 39e position, attendant la livraison d’un spi neuf en provenance de Dunkerque.



















