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La Seine toujours pas baignable début juillet, Hidalgo « très confiante »

JO de Paris 2024 : La Seine toujours pas propice à la baignade début juillet, Anne Hidalgo reste « très confiante »

PollutionLes épreuves olympiques de triathlon et de nage libre doivent avoir lieu dans le fleuve parisien
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Les organisateurs des Jeux olympiques de Paris croisent plus que jamais les doigts. « La Seine ne sera pas baignable dans quelques jours », a affirmé ce mercredi sur France Info le préfet d’Ile-de-France Marc Guillaume. A moins d’un mois du début des Jeux (26 juillet – 11 août) et des épreuves qui y sont prévues, c’est forcément une mauvaise nouvelle. Le haut fonctionnaire a mis en avant « le débit de la Seine que nous avons, ce matin encore, à plus de 480 m3/seconde ».

Ce fort débit, engendré par les précipitations d’une fin de printemps pluvieuse, a entraîné le report d’une répétition de la cérémonie d’ouverture, qui était prévue lundi. Il est alors monté jusqu’à 650 m3/seconde.

Un fort débit « augmente mathématiquement la vitesse des bateaux » qui mettraient en ce moment « quinze minutes de moins » sur le parcours, avait expliqué vendredi la préfecture de région. Le débit habituel en été se situe autour de 100 m3/seconde.

« Nous n’avons pas des conditions météorologiques, depuis six mois, qui sont très classiques », a rappelé Marc Guillaume, soulignant que le plan baignade mené depuis près d’une décennie par l’Etat et les collectivités franciliennes, avec 1,4 milliard d’euros d’investissement pour rendre la Seine et la Marne propices à la baignade, « ne suffit pas si la météo est une météo d’automne ou d’hiver ».

Le préfet et la maire veulent se baigner

Le préfet de région entend se baigner dans la Seine, pour montrer l’exemple, « le jour où on pourra ». La maire de Paris Anne Hidalgo, qui a reporté son plongeon historique dans la Seine en raison du mauvais temps et des élections législatives anticipées, a prévu de se baigner la semaine du 15 juillet « ou la semaine d’après », celle de la cérémonie d’ouverture.

Dans un entretien à Ouest-France mercredi, elle s’est dite « très confiante » sur l’arrivée d’une météo favorable à temps pour les JO.

Le suspense demeure sur la tenue des épreuves olympiques depuis les « test-events » d’août 2023 qui ont dû être en grande partie annulés en raison d’une qualité de l’eau insuffisante.

Un plan B qui n’en est pas vraiment un

En cas de précipitations intenses, de l’eau non traitée – mélange de pluie et d’eaux usées – peut être rejetée dans le fleuve, un phénomène que des ouvrages de rétention inaugurés juste avant les Jeux ont vocation à empêcher.

Le plan B consiste à reporter de quelques jours les épreuves, mais pas à changer de lieu.