NBA : « Tu ne peux pas défendre sur moi fils de p… », le chambrage très limite de Doncic sur Gobert
BASKET•Le Slovène, qui a réussi le panier de la gagne pour permettre à Dallas de prendre deux victoires d’avance sur Minnesota en finale de conférence, n’a pas été très classieux avec l’intérieur françaisJulien Laloye
Nouvel épisode de trash-talking à l’ancienne cette nuit en NBA, et comme souvent, au détriment de notre Rudy Gobert national qui doit se demander pourquoi tant de haine, à la longue. Le coupable, ou plutôt les coupables ?
Luka Doncic, d’abord, dont on connaît la propension à brancher les adversaires et les arbitres pour un oui ou pour un non, qui a allègrement flirté avec les limites de la bienséance sur la dernière action entre Dalles et Minnesota. Le génial joueur slovène venait d’inscrire un step-back décisif sur la tête de Rudy Gobert à quatre secondes de la fin alors que son équipe était menée de deux points, et il n’a pas pu s’empêcher de chambrer le Français d’un sonore « You can’t guard me, you motherfucker », qui se passe de traduction.
Doncic évasif en conférence de presse
Pas un mot des arbitres, bizarrement, et un Doncic étrangement évasif en conférence de presse quand un journaliste le relance sur le sujet
- « Alors comme, il ne sait pas « F-world » défendre sur toi ? »
- « Qui a dit ça ? »
- « Toi »
- « Je n’ai pas dit ça »
Jusqu’ici, vous me direz, rien de personnel contre Rudy Gobert. C’est ensuite que ça se gâte, tout le monde prenant un malin plaisir à s’en prendre au meilleur défenseur de l’année, si souvent moqué par les consultants américains sans qu’on comprenne bien pourquoi au juste.
Jayson Kidd, tout d’abord, l’entraîneur de Dallas : « Le plan de jeu (sur cette possession) était de donner la balle à Luka, pour qu’il fasse ce que Luka fait dans ce genre de moments. On a évoqué l’idée d’un tir à deux points (pour égaliser), mais quand il a commencé à faire danser Rudy Gobert on a vu venir le step-back, et la suite était écrite. »
Rires gras
Puis ensuite, la table ronde des diffuseurs, avec Doncic entouré du Shaq et de Daymond Green, deux habituels contempteurs du pivot français. Un échange qu’on peut résumer comme suit :
- O’Neal : « Tu peux nous expliquer comment tu décides de jouer cette dernière action ? »
- Doncic : « Je pense que ça dépend de qui défend sur moi ».
- O’Neal : « Là c’était le meilleur défenseur de l’année » (rires gras avec coup d’œil complice à Green »
- Doncic : « Il est très grand, il ne peut pas bouger très vite. Je ne suis pas rapide mais je peux être plus rapide que lui » (rires gras again).
Bref, du Rudy Bashing en roue libre, alors que personne ne songe à tomber sur Anthony Edwards, coupable d’une perte de balle affreuse sur la possession précédente et au moins aussi responsable de la tournure que prend la série pour les Wolves, menés 2-0 avec deux matchs à suivre à Dallas.



















