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Tu bluffais Martoni, le PSG ne rachètera pas le Stade de France

Tu bluffais Martoni, le PSG ne rachètera pas le Stade de France

FOOTBALLLe club parisien n'a pas déposé de dossier après s'être dit en coulisses longtemps intéressé par le projet. La piste d'un nouveau stade à construire prend de l'ampleur
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Un coup de pression sur Anne Hidalgo qui se sera révélé improductif. En bisbilles avec la mairie de Paris qui ne veut pas lui vendre le Parc des Princes, le PSG étudiait le dossier « avec sérieux » du déménagement au Stade de France jusque très récemment. Alors que le propriétaire du PSG, Qatar Sports Investments (QSI), était sorti du bois officiellement avant l'été, se disant interéssé par le rachat du Stade de France, il a finalement jeté l'éponge mercredi, a indiqué à l'AFP une source proche du club, confirmant une information du Parisien. Le club parisien n'a pas déposé de dossier pour devenir concessionnaire du SDF.

Les négociations pour le Parc toujours au point mort ?

Depuis le début, cette candidature était vue par de nombreux observateurs comme une manière de mettre la pression sur la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), et ainsi relancer les échanges aujourd'hui « inexistants », selon une source proche du club, sur le Parc des Princes. L'Etat, propriétaire du Stade de France situé à Saint-Denis (banlieue nord), a lancé en mars dernier deux procédures en parallèle: celle d'une vente et celle du renouvellement de concession. La concession actuelle octroyée en 1995 au consortium Vinci-Bouygues (deux tiers, un tiers) arrive en effet à échéance en juin 2025.

Initialement fixée mi-novembre, la date de remise des offres a été repoussée au 3 janvier. Les autres prétendants, pour un rachat ou une concession, restent silencieux. Dans cette procédure confidentielle, frappée du « secret des affaires », comme l'a rappelé mercredi la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, rien ne filtre. Depuis cet été, les candidats ont en mains le cahier des charges détaillé.

Le consortium Vinci-Bouygues est bien candidat pour la concession et la vente, selon plusieurs sources proches du dossier. « Vinci est en position de force pour négocier, mais l'Etat a toujours trouvé qu'ils étaient gourmands », relève un connaisseur. Autre candidat à l'exploitation du Stade de France, selon plusieurs sources proches du dossier, l'entreprise d'évènementiel GL Events présidée par Olivier Ginon, considéré par certains comme proche de l'Elysée.

Attribution en 2025

Autre mystère: comment vont s'intégrer les fédérations françaises de football et de rugby -- cette dernière vient d'annoncer un trou de 40 millions d'euros -- dans ce mécano alors qu'elles ont toujours trouvé leur accord avec le stade défavorable.

Selon le quotidien l'Equipe, ils pourraient intégrer une offre baptisée « Saint-Denis notre bien commun » avec notamment la société basée à Los Angeles ASM Global (détenu notamment par AEG) et le constructeur français NGE. Les offres déposées mercredi seront étudiées en 2024. L'attribution est prévue pour 2025.

Selon une source proche du dossier, le Stade de France vaudrait « entre 400 et 600 millions d'euros ». L'Etat n'a donné aucune indication de prix, mais il est évalué à 647 millions (valeur brute) au titre des immobilisations corporelles dans les comptes de l'Etat 2021. Quoi qu'il en soit, le candidat qui l'emportera devra réaliser un important programme de travaux car l'enceinte est seulement « ripolinée » en vue des JO de 2024.