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Gasquet perd le marathon imposé par Murray

Gasquet perd le marathon imposé par Murray

ROLAND-GARROS 2010Le Biterrois est encore trop juste physiquement...
Matthieu Goar à Roland-Garros

Matthieu Goar à Roland-Garros

De notre envoyé spécial à Roland-Garros

Le combat attendu par tout le public et redouté par Andy Murray a bien eu lieu. Heureusement pour l’Ecossais, il n’a duré que trois sets. Et puis Richard Gasquet a craqué. Assommé par la fin cruelle du troisième set et surtout épuisé, le joueur au moral retrouvé s’est fait remonter deux sets avant d'être balayé 6-1 dans la dernière manche (4-6, 6-7, 6-4, 6-2, 6-1). Pas de miracle. «Aujourd’hui, c’est totalement physique. Je ne pouvais pas aller plus loin au cinquième set. Face à un joueur comme Murray qui met toutes les balles dans le court, ça ne pardonne pas. J’aurais aimé avoir un jour de plus de récupération après ma finale à Nice mais c’est le hasard du tirage au sort», a expliqué le Français, qui restait sur 10 victoires d’affilée sur terre battue dans deux petits tournois (à Bordeaux et Nice).

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Un tennis retrouvé

De quoi engranger de la confiance mais trop peu pour espérer mieux. Car Gasquet, 23 ans, est un convalescent sur ces matchs en trois sets gagnants. Entre ses pépins physiques et sa suspension, il n’avait plus joué à Roland-Garros depuis 2007. «Au moins cette année, je suis rentré dans le stade.» Plus inquiétant, il n’a plus passé le premier tour d’un tournoi du Grand Chelem depuis l’Open d’Australie en 2009. S’il continue à jouer comme cela, ces séries noires devraient bientôt prendre fin.

Car le coup de patte est toujours là. Pendant plus de deux heures, et comme à Wimbledon en 2008 (déjà une défaite de Gasquet en cinq sets), les deux joueurs ont offert un spectacle sublime au public parisien, les deux plus beaux sets depuis le début du tournoi. Gasquet, qui connaît ses limites, n’avait visiblement pas envie de traîner sur le court. Demi-volées, amorties, revers gagnants dans tous les coins ont écœuré Murray, n° 4 mondial. En mode «Ca passe ou ça casse» dans le troisième set et menant un break d’avance, Gasquet a fini par plier face à un Murray qui n’a jamais cessé de lui imposer des marathons de font de court. Pas de quoi tracasser le bon Richard. «En ce moment, je ne joue pas moins bien que quand j’étais n°7 mondial. Et puis, ça m’a fait plaisir de retrouver Roland-Garros, entendre le public scander mon nom», a-t-il conclu.