Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Vincent Clerc: «On a envie de gagner au moins un titre».

Vincent Clerc: «On a envie de gagner au moins un titre».

RUGBYQualifié pour les barrages en Top 14, le Stade Toulousain retrouve le Leinster samedi pour une place en finale de la Coupe d’Europe…
Propos recueillis par Nicolas Stival

Propos recueillis par Nicolas Stival

Le Stade Toulousain vit une saison paradoxale. Irréguliers, parfois inquiétants, les hommes de Guy Novès restent en piste pour un doublé championnat-Coupe d’Europe. Mais avant de rêver, il faut d’abord se débarrasser des Irlandais du Leinster, une équipe que Vincent Clerc connaît bien et dont il se méfie.


Quel souvenir gardez-vous de l’élimination à domicile face au Leinster (35-41), en quart de finale de la Coupe d’Europe 2005-06?

On s’était fait humilier dans tous les secteurs, et le Leinster nous avait privés d’une demi-finale à la maison. Mais cela fait aussi partie des défaites qui fondent un groupe. J’espère qu’elle nous servira.


Quelles sont les forces du Leinster, qui détient le titre européen?

Sexton explose cette année à l’ouverture. On retrouve la ligne de trois-quarts complète –ou presque- de l’équipe d’Irlande. Il y a des internationaux partout, et c’est aussi fort que le Munster (l'autre grande province irlandaise, championne d'Europe en 2006 et 2008). C’est une grosse équipe que l’on connaît, mais qui reste difficilement lisible.

On parle beaucoup de la paire de centres O’Driscoll-D’Arcy…

(Sourire) Nous, nous avons Jauzion et Fritz… C’est vrai que ce duo fait partie des meilleurs du monde, c’est d’ailleurs pour cela que le Leinster est à ce niveau. Mais aussi parce qu’ils ont Sexton à l’ouverture, Kearney à l’arrière, Heaslip en 3e ligne. Ils ont des bons joueurs partout. Nous aussi. En demi-finale, on retrouve rarement des équipes qui ont des points faibles.


Quelle impression vous laisse le quart de finale entre le Leinster et Clermont (29-28)?

Quand on regarde ce match, on se demande comment Clermont peut le perdre. On a tous été impressionnés par l’intensité et le niveau de cette rencontre. C’est ce qui nous attend samedi.


Avec 30 essais, vous détenez le record de la compétition. Quelle importance accordez-vous à ce record?

Je ne tiens pas la comptabilité. On fait le point sur ce genre de choses en fin de carrière à la limite. C’est plaisant, mais on ne peut pas mélanger les objectifs individuels et collectifs comme cela peut être éventuellement le cas dans le foot, puisqu’un buteur est là pour marquer, à la pointe de l’attaque. Mais au rugby, c’est tellement différent…

Que pensez-vous du discours «officiel» du Stade Toulousain qui prétend que le doublé Coupe d’Europe – Top 14, réussi par le club en 1996, est aujourd'hui impossible?

On est aussi des compétiteurs parce qu’on a envie de tenter des choses impossibles... On a deux matchs au minimum à jouer (Leinster et Castres, le 8 mai en barrage du Top 14) et on peut prolonger l’aventure jusqu’à cinq. On a envie de gagner au moins un titre. C’est tellement dur, que ce soit en championnat ou en Coupe d’Europe)… Un doublé serait historique. Mais on en est vraiment très loin.


Vous avez remporté deux titres européens (2003 et 2005). Est-ce que la saveur de la victoire vous manque?

Ce qui me manque, c’est de gagner un titre sur le terrain. Lorsque nous avons été champions de France en 2008, je n’avais pas pu participer à la demi-finale ni à la finale pace que j’étais blessé. J’ai envie de gagner un titre sur le terrain, que ce soit la Coupe d’Europe ou le Bouclier de Brennus.