Formule 1 : Des frictions chez RedBull et Ferrari après le Grand Prix du Brésil

Formule 1 La bataille pour la deuxième place au championnat du monde de F1 entre Sergio Perez et Charles Leclerc a occasionné des frictions chez RedBull et Ferrari à la fin du Grand Prix du Brésil

Adrien Max
— 
Le pilote Ferrari Carlos Sainz à la lutte avec le pilote RedBull Max Verstappen sur le circuit d'Interlagos lors du Grand Prix du Brésil 2022.
Le pilote Ferrari Carlos Sainz à la lutte avec le pilote RedBull Max Verstappen sur le circuit d'Interlagos lors du Grand Prix du Brésil 2022. — Hasan Bratic
  • George Russell a remporté le premier Grand Prix de sa vie, dimanche sur le circuit d’Interlagos, au Brésil.
  • La lutte pour la 2e place au classement des pilotes entre Charles Leclerc et Sergio Perez a entraîné des frictions chez les écuries respectives, Ferrari et RedBull.

Les titres de champion du monde sont déjà joués, mais le peu d’enjeu qu’il reste suscite des frictions chez RedBull et Ferrari. George Russell a remporté dimanche au Brésil le premier Grand Prix de Formule 1 de sa vie, au volant de sa Mercedes, qui, elle, gagne pour la première fois cette saison. Mais c’est du côté de chez RedBull et Ferrari que les projecteurs ont été braqués à l’issue de la course dimanche soir, avec au cœur de la bataille, la lutte pour la deuxième place au classement des pilotes entre Sergio Perez et Charles Leclerc, au coude à coude.

« Max a montré qui il était vraiment »

Relégué en fond de grille après son accrochage avec Lewis Hamilton, et sa pénalité de 5 secondes, Max Verstappen a cravaché durant tout le Grand Prix pour tenter de revenir en tête de la course. A quelques tours de la fin de la course, son coéquipier Sergio Perez l’a même laissé passer pour aller chasser Charles Leclerc et lui éviter de gagner de gros points. Avec comme consigne de laisser repasser « Checo », en cas d’échec de cette stratégie. Mais à quelques mètres de l’arrivée, le double champion du monde n’a pas respecté cette consigne, et a fini 6e juste devant son coéquipier mexicain, 7e.




« Merci les gars pour ça, merci », s’est d’abord plaint Perez, avant que son patron Christian Horner s’excuse : « Je suis désolé Checo. On va débriefer ça après la course ». « Max a montré qui il était vraiment », a finalement lâché le Mexicain. Verstappen a ensuite expliqué avoir volontairement désobéi, qu’il s’en est expliqué devant son coéquipier et ses patrons, et qu’il sera prêt à aider Perez à Abu Dhabi, pour la dernière course de la saison.

Incompréhension de Charles Leclerc

Beaucoup d’amertume pour Charles Leclerc, aussi. Le pilote Ferrari a un peu vécu le même Grand Prix que Max Verstappen, après être sorti de piste lors d’un accrochage avec Lando Norris tôt dans la course. Mais le Monégasque a poussé, au point de se retrouver dans les échappements de son coéquipier Carlos Sainz, 3e, à quelques tours de la fin.

C’est à ce moment qu’il a demandé à son équipe de « réfléchir au championnat », autrement dit que Sainz le laisse passer à la 3e place pour récupérer des points sur Perez. Mais l’écurie italienne a estimé que cette stratégie était trop « risquée », à cause de la présence de Fernando Alonso à moins de deux secondes de Leclerc. « Non, mais on s’était dit ça avant la course, donc je ne m’attends pas à ça… mais c’est comme ça. Les conditions étaient particulières… Voilà », a pesté le Monégasque, quand Sainz a confié ne pas avoir reçu de message radio en ce sens. Une lutte pour la deuxième place du championnat pilote qui pourrait encore connaître des rebondissements lors de l’ultime Grand Prix de la saison, le week-end prochain à Abu Dhabi.