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Sébastien Le Toux, cet ostracisé devenu star aux Etats-Unis

Sébastien Le Toux, cet ostracisé devenu star aux Etats-Unis

FOOTL'ancien de Rennes et de Lorient brille désormais à Philadelphie et rêve d’équipe nationale...
Bertrand Volpilhac

Bertrand Volpilhac

Réputée terre d’asile pour footballeurs en fin de carrière, les Etats-Unis attirent aussi, plus rarement, de jeunes joueurs qui n’ont plus leur place en Europe. Sébastien Le Toux n’a que 22 ans quand il quitte Lorient - alors en Ligue 2 - en 2006, en direction des Etats-Unis et les Seattle Sounders, en deuxième division américaine.

«Je n’avais aucune proposition qui me faisait envie en France, explique Le Toux à 20minutes.fr. J’étais sans contrat. J’ai eu l’occasion de jouer là-bas, et j’ai tout de suite aimé l’accueil des gens et leur mentalité.» Un choix de carrière peu habituel mais payant. En trois ans, Sébastien Le Toux est devenu une star du «soccer US». Meilleur buteur de son championnat lors de sa première année à Seattle, en 2007, le Français vient d’inscrire un triplé lors du premier match à domicile de Philadelphie Union, sa nouvelle équipe de Major League Soccer.

Une récompense tardive qui ne surprend pas le directeur du centre de formation de Rennes, que Le Toux a fréquenté entre 2001 et 2004. «Il était un élément moteur, juge Patrick Rampillon. Un garçon avec de multiples qualités humaines et un travailleur. Il a fait partie de nos équipes amateurs et on a tout de suite vu qu’il avait de la qualité et une envie de réussir.»

Jouer avec l’équipe nationale des Etats-Unis

Simplement pas assez pour réussir en France. Vainqueur en 2003 avec Rennes de la coupe Gambardella, aux côtés de Yoann Gourcuff ou Jimmy Briand, Le Toux n’est pas conservé chez les pros. Et après deux saisons moyennes à Lorient, le départ est inévitable. «Sébastien était un gamin du pays, se souvient le Lorientais Grégory Bourillon. Il avait toujours joué dans le coin (Rennes et Lorient) et était plutôt réservé. Je ne le ne voyais pas s’exiler, je m’attendais plutôt à ce qu’il fasse une carrière en Ligue2 ou en National.»

Mais voilà, en débarquant à Seattle, Le Toux a découvert une nouvelle vie. «J’ai repris plaisir à jouer au football, comme quand j’étais jeune, dans la cour de récréation, sourit-il. Tout est plus grand, tout est nouveau pour moi. J’ai l’impression de découvrir des choses chaque jour» Si bien même que ce natif du Mont-Saint-Aignan s’est mis dans la tête de jouer pour l’équipe nationale américaine.

«Si j’ai la chance qu’on me propose, je ne refuserai pas…», confie-t-il. Et aller au Mondial avec les Etats-Unis? «Un rêve, mais la majorité des joueurs qui composent l’équipe sont en Europe, et je n’ai pas encore la double-nationalité».