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Le patron de l’Open d’Australie pousse pour accueillir Novak Djokovic

Open d’Australie : Le patron du tournoi pousse pour accueillir Novak Djokovic, expulsé en janvier

TENNISExpulsé d’Australie en janvier dernier car non vacciné, Novak Djokovic « adorerait » jouer à Melbourne en 2023, assure le patron du tournoi
Nicolas Stival

N.S. avec AFP

Souvenez-vous de janvier 2022. Le monde du tennis, et bien au-delà, se passionnait pour la saga sportivo-politico-judiciaire « Novak Djokovic en Australie », conclue par l’expulsion du Serbe de l’île-continent. Non-vacciné contre le Covid-19, le n° 1 mondial d’alors avait, en outre, été banni du pays pour trois ans.

Fin de l’histoire ? Non. Car Craig Tiley a remis une pièce dans la machine en se confiant au quotidien de Melbourne The Age. « J’ai passé un moment avec Novak à la Laver Cup, a lancé le directeur de l’Open d’Australie. Nous avons parlé de manière générale. Il a dit qu’il adorerait évidemment revenir en Australie mais il sait que ce sera, finalement, la décision du gouvernement fédéral. »



S’agissant des organisateurs du premier Majeur de l’année civile (prévu du 16 au 29 janvier 2023), « ce que nous disons à ce stade, c’est qu’il revient à Novak et au gouvernement fédéral de régler la question, a indiqué Tiley. Dès lors, nous nous conformerons à toute instruction. »

A ce jour, le Serbe aux 21 titres en Grand Chelem (dont neuf à Melbourne) reste donc banni du pays. Mais une fenêtre d’opportunité pourrait exister avec le changement de gouvernement, avec à sa tête le Premier ministre travailliste Anthony Albanese, en remplacement du conservateur Scott Morrison.

Les Russes pourront jouer, sans représenter leur pays

S’il a remporté Wimbledon cette année, Djokovic a dû renoncer cette année à l’US Open, en plus de l’Open d’Australie, du fait du statut de non vacciné.

Dans son entretien à The Age, Craig Tiley a par ailleurs abordé la question des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il a ainsi assuré que les joueurs russes et biélorusses seraient « éligibles », si le tournoi devait se disputer aujourd’hui, mais à titre individuel, c’est-à-dire sans représenter leur pays.