La Fiorentina réclame des sanctions après les chants racistes « honteux » ayant visé son propriétaire à Bergame

FOOTBALL Le propriétaire de la Fiorentina, Rocco Commisso, a été insulté par de nombreux spectateurs du match de Serie A entre l’Atalanta et le club de Florence, dimanche à Bergame

J.Lau. avec AFP
Les joueurs de la Fiorentina se sont inclinés (1-0), dimanche à Bergame.
Les joueurs de la Fiorentina se sont inclinés (1-0), dimanche à Bergame. — Spada/AP/SIPA

Un « épisode honteux » et une « situation inacceptable ». Ce sont les mots qu’a choisi dans un communiqué Joe Barone, directeur général de la Fiorentina, pour qualifier les épisodes de chants racistes constatés dimanche lors du match de Serie A Atalanta-Fiorentina (1-0). La Fiorentina a réclamé l’intervention des pouvoirs publics pour sanctionner les chants racistes dont son propriétaire Rocco Commisso a été victime.

D’après les médias italiens, Rocco Commisso, né en Calabre, à l’extrémité sud de la Botte italienne, avant de migrer à New York où il a fait fortune, a été la cible de chants moquant ses origines du Sud italien. Dans un pays très divisé entre le Nord industriel et le Sud défavorisé, les slogans et chants visant les habitants du Mezzogiorno sont considérés comme des actes de « discrimination territoriale » et jugés avec autant de gravité que les actes racistes.


La Fiorentina avait été condamnée en août

« Aujourd’hui, nous avons été témoins d’un épisode honteux, non pas d’un seul individu mais de tout un virage, écrit Joe Barone, lui aussi italo-américain. Nous avons combattu le racisme en Amérique et aujourd’hui, ici en Italie, nous subissons une situation inacceptable. » Joe Barone se dit « écœuré » par ce qu’il s’est passé dimanche dans les tribunes du stade de Bergame, une ville du Nord. La Fiorentina, ajoute-t-il, réclame une intervention de la Ligue de football professionnel mais aussi du gouvernement et du Comité national olympique (CONI). « Nous attendons des mesures sévères », insiste-t-il.

En août, la Fiorentina a elle-même été condamnée à une amende de 15.000 euros à la suite de chants d’une partie de ses supporteurs réclamant une éruption du Vésuve, le volcan qui surplombe Naples, principale ville du Sud et, à ce titre, principale cible des « discriminations territoriales ».