Le TIC rêve d'or et cherche de l'argent

Nicolas Stival

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Le TIC de Manu Vaisoa (n° 12) a organisé le tour préliminaire d'Euroligue 2, mi-mars.
Le TIC de Manu Vaisoa (n° 12) a organisé le tour préliminaire d'Euroligue 2, mi-mars. — DR

Avant la dernière journée de la phase régulière de N1A, le 10 avril à Cannes, le Toulouse Invalides Club reste invaincu. Cette équipe de basket handisport est, en outre, qualifiée pour la finale de la Coupe de France, le 13 mai à Paris-Bercy contre Meaux. Ainsi que pour la finale à quatre de l'Euroligue 2, du 22 au 26 avril à Badajoz, en Espagne. Si le TIC a déjà réalisé le doublé championnat-Coupe de France en 2004, il n'a jamais fait mieux que 5e sur le plan continental, en 2006. « Cette année, nous avons vraiment un groupe de joueurs au top », estime Serge Bonafé, le président-délégué.

Un tiers d'internationaux
En équipe première – la réserve est également championne de France –, quatre des douze joueurs sont internationaux : Jérôme Courneil, Laurent Blasczak, Bertrand Libman et Manu Vaisoa. « Dans d'autres clubs, il y a des étrangers, alors que nous ne comptons que des Français, pour la plupart formés ici », précise Serge Bonafé. Si la majorité faisaient déjà du sport avant de se retrouver sur un fauteuil, souvent à la suite d'un accident de la route, aucun ne jouait au basket ! « Ils pratiquaient le tennis ou le rugby, notamment. Mais au niveau handisport, le basket est la seule discipline vraiment structurée, avec des championnats de France, d'Europe, du monde et les Jeux paralympiques. » Déjà qualifié pour la prochaine Euroligue 1 (l'équivalent de la Ligue des champions de football), le TIC pourrait voir la vie en rose. Mais il y a un hic : les finances.

150 000 € de budget
« Nous avons un budget de 150 000 €, lâche Serge Bonafé. Or, nous devons payer les frais de déplacement, d'hôtellerie, l'arbitrage ou encore le matériel, car chaque fauteuil coûte entre 5 000 et 6 000 €. Il faudrait qu'on arrive à 200 000 ou 250 000 €. »
Le club craint l'exode de ses meilleurs éléments, convoités par des écuries étrangères. Aussi démarche-t-il des partenaires privés et publics, dont la municipalité. « On veut bien faire partie des clubs d'élite, mais nous n'avons pas des subventions à hauteur des autres sports de salle. Avec environ 40 000 €, on est loin du handball féminin, par exemple [400 000 €]. On espère que la mairie comprend qu'on mérite mieux, d'autant qu'on obtient des résultats. »

règlement

La plupart des règles, les dimensions du terrain ou encore la hauteur des paniers sont les mêmes que pour les valides. Un joueur doit effectuer au moins un dribble après deux poussers de roue, sous peine de perdre la possession du ballon.