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« On ne joue pas la qualif pour les JO ! »

« On ne joue pas la qualif pour les JO ! »

Laurent Buffard Le coach du Nantes Rezé Basket dédramatise la venue d'Arras (3e), ce soir, à Dugast
David Phelippeau

David Phelippeau

Minimiser pour mieux se protéger. Ce soir, les filles du Nantes Rezé basket (4es ex aequo avec Mondeville) accueillent Arras (3e), lors de la 23e journée de Ligue féminine. L'enjeu ? Une belle option pour participer à une coupe européenne la saison prochaine. Malgré cela, l'entraîneur Laurent Buffard préfère « dépassionner » cette rencontre, pour éviter d'inhiber davantage ses filles. « Toutes les rencontres sont des gros matchs ! », insiste le coach nanto-rezéen, qui a pourtant bien conscience que face aux grosses écuries, le NRB a souvent flanché (contre les quatre premiers, cinq revers en six confrontations). Ce soir, le défi est de taille, le rendez-vous à ne pas manquer.

Un NRB en pleine confiance « Cette rencontre a un parfum différent des autres. On peut continuer à rester en haut du tableau si on gagne. Si on perd, ça sera plus compliqué. Arras est une équipe difficile à manœuvrer. On avait réalisé une grosse performance à l'aller [62-72]. On est sur une bonne trajectoire. Il va falloir être capables de réaliser les mêmes copies que les dernières semaines. On doit pouvoir hausser notre niveau de jeu sur de gros matchs comme celui d'Arras. »

Enlever la pression négative « Ce match a beaucoup d'importance, mais on ne doit pas pour autant se mettre la pression. J'espère que l'expérience de Mondeville [le NRB avait raté son match à Beaulieu, perdu sur le score de 57 à 66] va nous aider. On doit se servir de ça pour aborder Arras avec sérénité. Si les filles sont surmotivées et contractées, ça ne passera pas. C'est sur ce genre de rencontres qu'on reconnaît les grandes équipes. Après, on ne joue pas non plus la qualification pour les Jeux olympiques ou une finale de championnat d'Europe. Je vais leur dire d'arrêter de se mettre un fardeau sur les épaules et de jouer tout simplement. On ne doit pas se mettre de pression. Ce qu'on a fait cette saison, c'est déjà exceptionnel. Parfois, je n'en reviens pas. La pression ? Moi, je n'en ai pas. J'irai en revanche en boire une avec vous à la fin du match, si vous voulez. »
L'appel au public « La salle va être pleine à craquer, c'est bien. Il faut que l'on montre à notre public que notre quatrième place actuelle, on ne l'a pas volée. On doit aussi lui montrer qu'on est capable de regarder les yeux dans les yeux le troisième de la Ligue féminine. Il faut qu'on fédère le public derrière nous. Les joueuses ont besoin de cela. C'est une vraie opération séduction. »