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Le destin en or de l'ancienne nantaise Delphine Carrat
hand féminin Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil. Il y a une quinzaine de jours, Delphine Carrat reçoit un appel du sélectionneur des Bleues (vice-championnes du monde en titre), Olivier Krumbholz. Ce dernier lui propose de partir en stage fin janvier avec l'équipe de France. Une première pour cette ancienne joueuse du Nantes Loire atlantique handball. Elle réalise tout de suite ce qui lui arrive. « L'appel avait l'air sérieux. Mais je ne m'attendais pas à cela. J'ai tout de suite accepté. » Delphine « bénéficie » de l'absence d'une autre ailière, retenue par son club au Danemark. « J'ai tout de suite prévenu mon copain et… mon père bien sûr, raconte l'ailière licenciée à Nîmes [3e de Division 1] depuis quatre saisons. Il était très content pour moi. C'est lui qui m'a fait connaître ce sport et qui m'a entraîné. »
Car chez les Carrat, on fait du hand en famille. Le papa fait les beaux jours de Challans (Vendée), la fille aînée, ceux de Poitiers (Nationale 1) et la petite dernière, Delphine, ceux de Nîmes… et bientôt donc de l'équipe de France. « Quand on y goûte une fois, ça donne envie d'y retourner, c'est certain, avoue la jeune femme de 23 ans. Mais je ne suis pas obnubilée par ça non plus, je me régale tellement à Nîmes… »
Et pour cause, depuis deux saisons, Delphine vit exclusivement du hand. Quand on lui a proposé de plonger dans le monde professionnel, elle n'a pas hésité. « Moi, j'ai toujours voulu jouer en D1. Quand j'ai eu l'opportunité, je l'ai saisie. C'est plutôt sympa de vivre de sa passion… »
Delphine stoppe donc son BTS « commerce » par alternance et se consacre au petit ballon rond. Avec un rythme de deux entraînements par jour, elle trouve le temps de faire « plein de choses à côté ». La saison dernière, sa discipline lui permet de voyager en Italie, Allemagne ou encore en Espagne. Nîmes et Delphine Carrat s'offrent ainsi la Challenge Cup. « Cette Coupe d'Europe est ma plus belle aventure sportive. »
Mais pour autant, l'ailière de poche (1,62 m) n'oublie pas son passage de quatre années à Nantes. « Un de mes deux clubs formateurs avec Challans », dit-elle d'emblée. Du NLA (5e actuellement en Nationale 1), elle ne garde en mémoire « que du positif . Je m'y suis régalée là-bas. Lors ma première année, avec les moins de 18 ans, on avait une vraie équipe de copines. C'est vraiment un club très sympa ! » Un club qui doit être de plus en plus en fier de son ancienne petite ailière.D. P.


















