Les trucs des anciens pour bien réussir ses Jeux
VANCOUVER 2010•Edgar Grospiron et Jean-Pierre Vidal reviennent sur leur expérience des Jeux...Matthieu payen et Matthieu Goar
Alors que s’ouvrent vendredi les JO d’hiver, on a retrouvé Edgar Grospiron (médaillé d’or en ski de bosse 1992 et médaille de bronze à Lillehammer 1994) et Jean-Pierre Vidal (médaille d’or en slalom à Salt Lake City). Aujourd’hui ambassadeurs d’Annecy 2018, ces deux glorieux anciens ont accepté de donner leurs trucs aux jeunes qui s’embarquent dans l’aventure olympique au Canada.
Alors que s’ouvrent vendredi les JO d’hiver, on a retrouvé Edgar Grospiron (médaillé d’or en ski de bosse 1992 et médaille de bronze à Lillehammer 1994) et Jean-Pierre Vidal (médaille d’or en slalom à Salt Lake City). Aujourd’hui ambassadeurs d’Annecy 2018, ces deux glorieux anciens ont accepté de donner leurs trucs aux jeunes qui s’embarquent dans l’aventure olympique au Canada.
Alors que s’ouvrent vendredi les JO d’hiver, on a retrouvé Edgar Grospiron (médaillé d’or en ski de bosse 1992 et médaille de bronze à Lillehammer 1994) et Jean-Pierre Vidal (médaille d’or en slalom à Salt Lake City). Aujourd’hui ambassadeurs d’Annecy 2018, ces deux glorieux anciens ont accepté de donner leurs trucs aux jeunes qui s’embarquent dans l’aventure olympique au Canada.
Ton temps, tu prendras
La pression tu géreras
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div>E .G.: Il faut y aller «match après match», comme dit Aimé Jacquet. Il faut dominer cette pression parce qu’elle monte très vite et elle va très haut. Tout est exacerbé par le côté universel que représentent les Jeux olympiques.
J.-P. V.: A cause de mes nombreuses blessures, participer aux JO était déjà un aboutissement. J’avais tout misé sur le plaisir d’être là. J’avais une pression positive. Il faut à la fois capter l’énergie et être capable de la restituer le jour de l’épreuve. C’est ce qu’arrive à faire quelqu’un comme Usain Bolt lors des Jeux d’été. Il sait jouer avec la grandeur de l’événement. Le point positif pour les Français est que ça se passe à l’étranger, en Amérique, ils auront sans doute moins de journalistes à gérer et pourront mieux se concentrer.
Le village olympique, tu squatteras
Le village olympique, tu squatteras
De l’événement tu profiteras
E.G.: J’étais debout sur le podium. Moment magique et vertigineux. Il y a une cérémonie, on te remet un bouquet de fleurs, une médaille. Et puis, d’un coup, tu te retrouves tout seul. T’entends la Marseillaise, tu vois ton drapeau qui se lève. Et là, tu refais tout le film de ta vie. Qu’est-ce qui fait que j’en suis arrivé là? Je repensais à ma jeunesse, la passion du ski transmise par mes parents, les copains avec qui je me suis éclaté, les décisions qu’il a fallu prendre pour bifurquer vers le ski. Et puis là, voilà, tu es champion olympique.
Un homme tu deviendras
Un homme tu deviendras
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div>E.G.: Jusque-là, je faisais tout avec ma jeunesse, ma créativité, mon envie, mon insouciance. Toujours sérieux dans le travail, mais décontracté dans la forme. Descendu du podium, tu n’es plus le même dans le regard des gens. Moi, j’avais toujours l’impression d’être un petit con, les autres voyaient un champion olympique. Tu endosses une responsabilité, tu as une valeur d’exemple. Après, tu n’as plus la même insouciance…



















