Marouane Chamakh: «Je me suis un peu éparpillé début janvier»

FOOTBALL L'attaquant des Girondins de Bordeaux, Marouane Chamakh, en fin de contrat cette saison, veut se reconcentrer sur le terrain...

Recueilli par Lauren Horky à Bordeaux
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Le Lensois Kovacevic (à g.) à la lutte avec le Bordelais Chamakh, le 9 août 2009, lors de la 1re journée de L1.
Le Lensois Kovacevic (à g.) à la lutte avec le Bordelais Chamakh, le 9 août 2009, lors de la 1re journée de L1. — R.Duvignau/REUTERS

Bordeaux joue sur tous les tableaux et semble imbattable?

On peut dire que pour l’instant 2010 se passe bien. Depuis qu’on a repris on a presque tout gagné, il n’y a que ce nul contre Marseille. Mais il le fallait. On est entré dans deux nouvelles compétitions qui sont la Coupe de la Ligue et la Coupe de France et il n’est pas question de les négliger. On veut les jouer à fond et on ne se permet pas de lever le pied, même s’il y a d’autres challenges à côté.


Mais ambitionnez-vous de tout gagner?

Le coach nous a appris à haïr la défaite donc aujourd’hui c’est quelque chose qu’on a dans le sang. On a envie de tout gagner même si on se doute qu’à un moment donné, dans une compétition, ça risque de s’arrêter. Mais on aura forcément tout donné. Quand on entre sur le terrain, c’est vraiment pour l’emporter, tout en essayant de mettre aussi la manière. Les challenges qu’on nous propose, on essayera de les relever. Après, si on ne gagne qu’un ou deux titres, on sera déjà bien content.


Physiquement, comment vous sentez-vous avec l’enchaînement des matchs?

Mieux, bien mieux. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas parce qu’il y a plus de matchs qu’on sera plus fatigué. Au contraire. On avait besoin d’en jouer cinq ou six pour se mettre vraiment en route. On y va crescendo et comme on a pu le constater, le coach fait beaucoup tourner. Tous les joueurs ont beaucoup de temps de jeu et je pense qu’à l’entame du mois de février, on sera tous frais physiquement.


Justement, le calendrier surchargé du mois de février vous inquiète-il?

Je ne l’ai pas encore vu mais je sais qu’il faut s’attendre à un mois aussi chargé que janvier, surtout si on gagne nos matchs de coupes. Le rythme est fatigant mais je pense que c’est aussi plaisant de jouer tous les trois jours. Surtout quand on gagne, ça passe beaucoup mieux. On s’était préparé mentalement pour un calendrier difficile. Tant mieux s’il est.


Ne craignez-vous pas, à courir toutes les compétitions, d’y laisser des plumes d’ici au huitième de finale de Ligue des Champions, le 23 contre l’Olympiakos?

Pas forcément car le coach n’utilise pas que onze joueurs. Si c’était le cas le groupe serait déjà grillé fin février ! Mais ça ne l’est pas, il fait bien assez tourner. On a encore tous envie de jouer, on demande tous encore un peu plus de matchs et je ne pense pas que l’on arrive fatigué pour ce rendez-vous.


Laurent Blanc utilise plus ou moins deux équipes grâce au turn-over. Est-ce une de vos forces pour tout maîtriser?

Bien sûr et on l’a déjà montré. C’est une de nos clés. Le coach s’en sert très bien et surtout le groupe le vit très bien. Quand il fait appel à nous, on donne tout ce qu’on peut et ça marche très bien. J’espère que ça va continuer comme ça jusqu’à la fin de la saison, et pourquoi pas tout gagner.

En championnat vous avez une marge de manœuvre certaine. Qui pourrait encore venir troubler ça ?

Me concernant, une équipe me fait vraiment peur, c’est Lille. Ou plutôt c’était Lille, car là… Maintenant je pense que Marseille est pratiquement la seule équipe à pouvoir nous inquiéter car ils sont vraiment dans un très bon rythme. Je crois que c’est un des seuls clubs à pouvoir rivaliser avec nous.


Concernant votre avenir, votre réflexion a-t-elle évolué étant donné que vous vous étiez fixé une deadline à fin janvier?

Non, pas du tout. Je me suis un peu éparpillé début janvier, en annonçant beaucoup de choses. Mais je veux essayer de revenir à la base, c'est-à-dire Bordeaux et le terrain. Et si quelque chose doit se passer, vous (les journalistes, ndlr) serez les premiers informés.


Est-ce que franchir ce premier cap, en annonçant officiellement votre très probable départ, vous a soulagé?

Oui bien sûr en sachant cependant que pratiquement tout le monde le savait. Même si ça n’est pas confirmé encore à 100%, je pense que… en tout cas, ça me soulage.