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Vincent Defrasne: «Cela va donner un autre sens à mes Jeux»

Vincent Defrasne: «Cela va donner un autre sens à mes Jeux»

INTERVIEWLe biathlète champion olympique à Turin sera porte-drapeau à Vancouver...
Propos recueillis par Romain Scotto

Propos recueillis par Romain Scotto

Il n’aurait pas imaginé être si ému au moment de récupérer son drapeau. Des mains de Carole Montillet, l’élue des derniers JO, à Turin, Vincent Defrasne a reçu mardi soir le drapeau tricolore. Celui qu’il portera en entrant le 12 février prochain dans le satde olympique de Vancouver. Le biathlète, médaillé d’or en poursuite il y a quatre ans s’est dit «un peu paniqué» à cet instant. Ou plus précisément, «impressionné». Il s’en explique 20minutes.fr…


Vous êtes surpris qu’on ait pensé à vous pour ce rôle si symbolique?

Qu’on pense à moi, non, parce que je ne pense pas que ce soit complètement illogique ou usurpé. On m’en parle depuis plusieurs mois. On me dit qu’il y a de grandes chances que ce soit moi. On ne postule pas pour ce genre de chose. Soit on vous choisit, soit, on ne vous choisit pas.

Ce sera une responsabilité supplémentaire. Pas trop lourde à porter?

Cela va donner un autre sens à mes Jeux. Le premier sens, c’est d’aller chercher des médailles. Je ne vais pas au Canada pour découvrir un pays, faire du tourisme. J’y vais pour ramener des médailles. Cela rajoutera quelque chose parce qu’on me demande d’être l’emblème de ce que l’équipe de France veut mettre en avant.

En termes de résultat, cela va ajouter une petite pression supplémentaire?

Oui, ça ajoute une pression. Mais tant mieux, ça fait partie du jeu, on verra après les Jeux. Peut-être que ce sera lourd. Peut-être que ça va me galvaniser. On ne peut pas espérer réussir des Jeux sans pression. Pour moi, ça va être lourd, mais je vais faire avec. Si je veux réaliser l’une des courses de ma vie, il me faut de la pression. Si je me pointe à Vancouver en me disant que c’est une course comme les autres, je vais me planter. C’est sympa dans mon histoire personnelle d’avoir des paliers et finir par une reconnaissance de ce type. Même si ce n’est pas mon aboutissement.

Vous porterez le drapeau deux jours avant votre première épreuve. Vous devrez vous adapter?

Oui, il faut le prendre en compte. Il va falloir être très précis dans ma journée du 12 février pour ne pas faire de bêtise qui pourrait m’handicaper pour la course à venir. J’ai pu que c’est faisable de faire les choses bien tout en remplissant le rôle à fond. Ne pas rentrer trop tard au village olympique. Et surtout, faire attention à minimiser les temps d’attente debout. Parce que mon sport demande des cuisses de costaud.

C'est aussi une reconnaissance pour votre discipline...

Oui, mais je n’ai pas trop envie de mettre en avant la discipline en avant à tout prix. Je ne suis pas le porte drapeau du biathlon. Je suis le porte drapeau de l’ensemble de l’équipe de France. C’est dans ce sens là qu’il faut comprendre le rôle. Je souhaite faire parler du biathlon en remportant des médailles.