Alain Perrin: «On ne peut pas non plus tout dire»

INTERVIEW L'entraîneur stéphanois n'entend pas dévoiler le discours qu'il tient à son équipe en crise...

Propos recueillis par Romain Scotto

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 Alain Perrin, lors du match nul entre son équipe, Saint-Etienne, et son ancien club, Lyon, le 1er février 2008.
 Alain Perrin, lors du match nul entre son équipe, Saint-Etienne, et son ancien club, Lyon, le 1er février 2008. — Reuters

Son équipe vient de sombrer sur la pelouse du Parc des Princes face au PSG (0-3) quand Alain Perrin s'avance, costume impeccable, devant les micros. Miné, le coach stéphanois refuse pourtant d'évoquer les questions qui fâchent. Dont celle de son avenir à la tête des Verts.  

Est-ce une déception plus grande que celle du match perdu à Lille (0-4)?
Non, rien à voir. On a hypothéqué notre match dans le premier quart d'heure, après les deux premiers buts. Là, une équipe a joué. Prendre deux buts en une minutes... Voilà. On commet des fautes d'inattention, des fautes individuelles qui sont sanctionnées. Ce n'est pas du tout le même contexte.

Pas le même contexte mais un résultat similaire. Vous commencer à vous inquiéter?
Bien sûr. Si on encaisse des buts, c'est qu'on a des problèmes défensifs. Il y a des joueurs inexpérimentés. D'autres pas à leur poste. On peut s'attendre à ces difficultés là. Le problème, c'est que ça peut venir au cours d'un match, mais là c'est venu très rapidement. Ça nous a plombé un petit peu. Derrière, l'équipe s'est battue. On avait la place pour se créer des situations favorables.

Il y a eu une réunion vendredi au siège du club entre les dirigeants. Vous êtes inquiet pour votre poste?
Il n'y a pas eu de réunion, non.

Et vous êtes inquiet pour votre poste?
Je fais mon travail. Je ne vais pas m'inquiéter. Je sais que ce poste là est soumis à des aléas. Ce n'est pas mon problème. Il faut le poser aux intéressés. A ceux qui doivent agir. Moi je gère mes problèmes, je cherche à trouver des solutions sur ce qui est de mon domaine.

Au classement, vous réalisez la mauvaise opération du bas de tableau...
En ce moment, on est dans la difficulté. On connaît les raisons. On ne peut pas non plus tout dire. Mais il faut s'accrocher. Ce n'est pas avec la venue de Marseille qui se profile à l'horizon que la situation va se simplifier. Mais en ce moment, on doit d'abord améliorer ce qu'on peut améliorer par nous même et pas nous occuper de nos adversaires.

Des choses que vous ne pouvez pas dire? Ce sont des choses qui concernent l'équipe, ou le club?
Non ça n'a rien à voir avec le club. Je regarde les matchs. Je les analyse. Il y a des choses que je garde pour les joueurs concernés. C'est notre cuisine de vestiaire. C'est tout.