Abriel, un homme qui avance sans complexe

Jérémy Tordjman

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C'était sans doute celui dont on attendait le moins. Au final, c'est l'une des recrues les plus satisfaisantes du mercato estival olympien. Arrivé cet été sur la Canebière, en provenance de Lorient, Fabrice Abriel n'a pas mis longtemps à s'imposer au sein de l'effectif, pourtant pléthorique, concocté par Didier Deschamps. Comment expliquer cette adaptation si rapide ? « J'ai été très bien accueilli par mes partenaires et cela s'est bien passé avec le public. Il n'y avait pas d'a priori, je savais d'où je venais, je connaissais la Ligue 1 et c'était à moi de trouver ma place à l'OM », répond l'intéressé.

La recette a semble-t-il bien fonctionné puisqu'Abriel a déjà disputé 13 rencontres toutes compétitions confondues sous le maillot olympien, et il a même délivré 6 passes décisives et marqué deux buts. Un bilan très positif pour celui qui a été formé au PSG. Le 16 janvier 2000, Fabrice Abriel dispute son premier match en Ligue 1, contre Bordeaux. Il part ensuite s'aguerrir à Amiens, de 2001 à 2005, et poursuit son apprentissage à Guingamps, entre 2005 et 2006.

Mais, c'est bel et bien à Lorient qu'Abriel s'épanouit et connaît ses plus belles saisons, avant de rejoindre Marseille, au mois de juillet. « Je savais que j'arrivais en tant qu'outsider et j'ai essayé de mettre mes qualités au service du collectif, comme j'ai toujours fait », assure-t-il. Et si l'OM profite aujourd'hui d'un de ses points fort, c'est bien de sa précision sur coup de pieds arrêtés. « On sait que l'on peut débloquer un match sur ce genre de situations », annonce le milieu de terrain olympien.

A l'heure de se rendre à Milan (mercredi, 20 h 45) pour un match capital en Ligue des champions, l'inexpérimenté Fabrice Abriel (seulement 4 matchs de C1) a déjà bien retenu les leçons des matchs aller. « Il n'y a plus d'appréhension et on ne va plus regarder les noms des joueurs adverses », lâche-t-il. Lors de ses dernières sorties officielles (Zurich, Lyon et Paris), les Olympiens ont emmagasiné de la confiance, même si quelques erreurs restent encore à gommer. « On ira là-bas sans complexe. Tout le monde a faim de jouer et soif de victoire ». Que personne n'en doute, Fabrice Abriel a encore beaucoup d'appétit. W