Le Racing-Metro 92 n'y arrive pas
RUGBY•Les Franciliens perdent 9-6 à Castres...A.P.
Les week-ends se suivent et se ressemblent malheureusement pour le Racing-Métro 92. Emmitouflé dans un anorak de circonstance pour affronter un ciel déchaîné, Pierre Berbizier enrage. A Castres hier, ses hommes ont encore perdu une rencontre à leur portée lors de cette 7e journée de 14. Défaits 9-6 dans un match sans essai par des Tarnais plus réalistes que géniaux, les Franciliens font du surplace au classement et restent relégables (13es). « Il faut surtout ne pas baisser les bras », plaide le capitaine Lionel Nallet, trempé mais pas abattu, au micro de Canal + Pourtant, il y a de quoi enrager, malgré le point de bonus glané.
Depuis le début de saison, le Racing enchaîne les défaites frustrantes. Dans le bourbier du stade Pierre Antoine et malgré des conditions à ne pas mettre un arrière dehors, les Ciel et Blanc ont envoyé du jeu, mis au supplice la défense castraise, mais oublié de concrétiser leurs nombreux temps forts. « C’est toujours la même histoire. On n’est jamais très loin, mais on n’arrive pas à gagner », résume Nallet.
Pauvre Qovu
En progrès au niveau de l’indiscipline, le Racing a quand même donné le bâton pour se faire battre des Castrais plus réalistes. A l’entraînement, les oreilles du Fidjien Jone Qovu risquent ainsi de siffler. Volontaire mais peu inspiré, le troisième ligne a multiplié les bourdes. Pénalité face aux poteaux jouée à la main, en avant sur un ballon après une passe de Sébastien Chabal et ballon gardé au sol coûtant trois points, il risque de subir les remontrances de Pierre Berbizier.
Mais le pauvre Qovu n’est pas le seul à blâmer. « Sébastien [Chabal] et moi donnons deux pénalités qui nous coûtent chers. Bravo à nous », rit jaune Lionel Nallet. Si personne ne crie encore au feu, le Racing vient d’enchaîner quatre défaites de suite. De quoi laisser le doute s’installer dans les têtes.



















