Les Bleus retrouvent le moral
FOOT•A défaut de victoire, le match nul face à la Serbie (1-1)...Pierre Koetschet
De notre envoyé spécial à Belgrade (Serbie)
Ainsi donc, l’équipe de France a une âme. Arrivés en Serbie sous les huées, obligés de se justifier sur des querelles internes déballées sur la place publique, les Bleus ont obtenus ce qu’ils étaient venus chercher: un match référence, «un bon match», avait demandé la veille Raymond Domenech, pour une fois en phase avec ses troupes.
Un match à revivre en live comme-à-la-maison en cliquant iciLes circonstances les ont bien aidés. Le Marakana est un révélateur impitoyable. Sous l’immense pression des 50.000 spectateurs qui font largement plus de bruit que les 80.000 du Stade de France, les masques tombent, et seuls survivent ceux qui sont taillés pour les plus grands matchs.
En équipe de France, un seul a craqué, mais les conséquences ont été terribles. Tétanisé en début de match, Hugo Lloris rate deux dégagements au pied ratés, puis une sortie trop hésitante sur un ballon offert à Zigic par la défense française. La sanction tombe, douloureuse: penalty, carton rouge, but. Seulement dix minutes de jeu, et l’équipe de France est déjà en crise. Après dix minutes de flottement, les Bleus prennent le seul chemin possible, celui de la révolte. Les Bleus jusqu’alors trop gentils se transforment en guerriers. Nicolas Anelka sonne la charge d’un boulet de canon. Stojkovic, se rappelle au bon souvenir de ses détracteurs nantais et repousse la balle sur Henry, qui sauve encore l’équipe de France, pour son 50e but, quatre jours après celui face à la Roumanie. Solidaires, appliqués, les Français forcent leur nature, et décrochent un précieux nul imposant leur marque sur ce match et faisant douter des Serbes à qui tout réussissait jusque là.
Avec 4 points d’avance sur la France et deux matchs à jouer, la troupe de Radomir Antic a néanmoins fait un grand pas vers la qualification directe. Les Français, eux, ont assuré une place en barrage, puisqu’ils sont assurés de finir dans les huit meilleurs deuxièmes. A condition bien sûr de gagner leurs deux derniers matchs. A ce moment là, leur âme retrouvée un soir de septembre au Marakana de Belgrade leur sera bien utile.



















