Cédric Berrest veut continuer à ramer sur la vague du succès

Nicolas Stival

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« La vraie vie a repris. » Depuis une semaine, Cédric Berrest est de retour sur les bancs de l'Ensiacet, l'école d'ingénieurs basée à Rangueil. Le jeune homme de 24 ans vient de débuter sa cinquième et dernière année de science de génie des matériaux. A peine dix jours plus tôt, il terminait en beauté sa saison sportive, en remportant avec Julien Bahain, 23 ans, la médaille d'argent du deux de couple, lors des Mondiaux d'aviron de Poznan, en Pologne. Juste derrière la paire allemande Krüger-Knittel.

« Sur le moment, on a eu l'impression d'être passés un peu à côté, avoue le solide rameur [1,91 m, 96 kg]. Mais ­depuis on savoure. On a fait une très bonne saison, avec aussi deux médailles d'argent en Coupe du monde et l'or aux Jeux Méditerranéens. » Un bilan positif pour des garçons qui n'ont découvert la vie à deux que l'an passé, au lendemain d'une médaille de bronze olympique à Pékin en quatre de couple, avec Jonathan Coeffic et Pierre-Jean Peltier. Le jeune binôme rêve maintenant d'or aux JO de Londres en 2012, mais le chemin est long et semé d'embûches.

« Tous les ans, on remet notre sélection en jeu, explique Berrest, par ailleurs champion du monde d'aviron en salle en février dernier à Boston aux Etats-Unis. Il faut qu'on soit les deux meilleurs des sélections françaises pour rester ensemble. Si l'un des deux est "décroché", le second prendra quelqu'un d'autre. Et cela, même si nous sommes amis dans la vie. »

Pour l'heure, les soucis sportifs sont relégués au second plan. Pendant encore deux semaines, le futur ingénieur ne fera aucun entraînement physique. « Je veux profiter, mais ce n'est pas la grande nouba non plus ! J'ai du boulot à l'école. » Puis il sera temps de se jeter à l'eau pour préparer les échéances de 2010 : les sélections nationales en avril, les championnats d'Europe en septembre au Portugal, puis les Mondiaux néo-zélandais en octobre et novembre. W