Laurent Fournier: «Relever le challenge d'un deuxième grand club à Paris»

Alexandra Patard

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Laurent Fournier, le nouvel entraînement de l'US Créteil (National), lors d'une séance d'entraînement au stade Duvauchelle, le 3 septembre 2009.
Laurent Fournier, le nouvel entraînement de l'US Créteil (National), lors d'une séance d'entraînement au stade Duvauchelle, le 3 septembre 2009. — S.ORTOLA / 20 MINUTES

Deux divisions séparent le Paris St-Germain et l’US Créteil-Lusitanos (94), le nouveau club de Laurent Fournier. Mais peu importe, au PSG qu'il a entraîné en 2005 comme à Créteil où il vient de s'engager, le boulot reste le même. Il faut marquer des buts pour gagner les matchs. «Jouer et avancer», comme une devise pour le nouveau coach de l’USCL.

Annoncé à Strasbourg à l’intersaison, c’est finalement en Ile-de-France que Laurent Fournier repose ses valises en juin dernier avec en tête un nouveau défi: la remontée du club en Ligue2, un niveau qu’il a quitté en 2007. «Je suis arrivée à Créteil pour relever le challenge d’un deuxième grand club à Paris, explique Laurent Fournier à 20minutes.fr. Avec un effectif qui n’est pas fourni, on va essayer d’aller titiller les équipes de tête. L’objectif est d’être le plus près possible du haut du tableau, même si on a un rôle d’outsider qui me va très bien.»

Sa touche personnelle

Après Pacy-sur-Eure, le PSG et Nîmes, Laurent Fournier sait que dans le football, tout peut aller vite. «L’envie de se dépasser, prendre du plaisir sur le terrain, ce sont des choses que l’on oublie vite aujourd’hui avec l’obligation de résultats. Mais si on arrive le matin avec le sourire, si on fait un bon entraînement, ça ira tout seul pendant les matchs.» Une philosophie appréciée de ses joueurs. «Le coach a ramené sa petite touche personnelle, confirme le gardien Rachid Bachiri, le plus ancien des joueurs de l’USCL. Contrairement aux années précédentes, les attaquants reçoivent de bons ballons. C’est le résultat du gros travail physique qu’on a fait en stage. Et puis avec un entraîneur qui a connu le haut niveau, c’est clair que c’est un avantage pour nous.»

Troisième du classement du National après cinq journées, le bilan du début de saison est satisfaisant. Avec en prime la nouvelle recrue Mathieu Duhamel, en provenance de Laval, déjà meilleur buteur du championnat (6 buts). «On est confiant, mais il ne faut pas s’enflammer, tempère Laurent Fournier. On va essayer avec Mathieu de retrouver ce qui manquait à Créteil: marquer des buts.» Et pourquoi pas retrouver la Ligue 2 dès la saison prochaine.

Toujours supporter du PSG

Un rêve pour les supporters fidèles du club. «Il y a toujours des aficionados qui viennent voir l’entraînement, confie l’agent de sécurité du club. Mais il faut surveiller surtout les jeunes, ils peuvent passer facilement derrière les grilles si on ne fait pas attention.» Avec un ancien entraîneur du PSG à la tête de l’équipe, l’engouement médiatique est revenu du côté du stade Duvauchelle. Rien de comparable pourtant avec le Camp des Loges. «Je continue de suivre les résultats du club. Je connais bien Antoine (Kombouaré), j’espère qu’il va réussir cette année. Je n’ai aucun souci avec Paris. C’était avec certains dirigeants que ça n’allait plus. Mais je continue à aller souvent au Parc.» Pas étonnant donc que Fournier ait déposé ses valises en banlieue parisienne, pas si loin que ça du Parc des Princes.