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Cielo - Bernard, pour 100 mètres plein la vue

Cielo - Bernard, pour 100 mètres plein la vue

NATATIONLe Brésilien et le Français devraient se disputer le titre en finale de l'épreuve reine, jeudi soir...
Romain Scotto

Romain Scotto

De notre envoyé spécial à Rome,


A force de nager côte à côte à Rome, les deux meilleurs sprinters au monde devraient commencer à se connaître. Après la finale du relais, les séries et les demies du 100m, Alain Bernard et Cesar Cielo remettront ça une dernière fois, jeudi soir, en finale de la course phare des Mondiaux. Un aller-retour qui pourrait bien être plié en moins de 47 secondes. Le record du monde d'Eamon Sullivan (47'05) n'a jamais été aussi menacé!


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L'homme pressé et le favori. Il ne manque à Bernard que ce titre mondial pour parfaire sa collection. Champion olympique et d'Europe sur la distance, l'Antibois pourrait devenir le premier nageur français (masculin) couronné au niveau planétaire. La menace principale vient donc de ce Brésilien exilé à Auburn, aux Etats-Unis, désigné roi du sprint depuis son titre olympique sur 50m à Pékin. Ce n'est pas une conclusion en soi, mais lors de leurs deux affrontements en individuel à Rome (en série, puis en demies) le Français a touché le mur avant son adversaire. Il est aussi crédité du meilleur temps des demi-finales (47'27), ce qui n'a pas l'air de l'emballer plus que ça: «Ouais! je viens pour être le meilleur alors si ça marche, je suis forcément ravi.» On n'est pas loin du «ça m'en touche une sans faire bouger l'autre» de Chirac.

Avantage: Bernard


Le relax et l'obstiné. Dans leur façon d'aborder les courses, les deux hommes ne se ressemblent pas vraiment. Même s'ils ont tous deux remporté un titre à Pékin, Bernard est aujourd'hui plus exposé que son rival brésilien. Quand le Français sort du bassin, il est vite assailli. Le discours est toujours le même. Posé, réfléchi, et braqué sur la victoire. A côté de lui, Cielo gère son tout petit comité d'après-course de façon beaucoup plus détendue. Il est courant de le voir pouffer devant les caméras et s'épancher de longues minutes sur des sujets qui n'ont pas grand-chose à voir avec la natation. D'après Bernard, la décontraction sera la clé de cette finale. «La différence va se jouer dans la tête. Parce que physiquement, on est à peu près pareils. Il faut arriver le plus serein possible. Ne pas perdre de l'énergie nerveusement.» Spectateur privilégié de ce duel de purs cent, Lionel Horter acquiesce. «Ça va se jouer sur l'expérience, la maîtrise personnelle et la motivation». Un domaine dans lequel le Français commence à s'y connaître.

Avantage: Bernard

L'anguille et l'albatros. A côté d'un Bernard sec et musculeux, Cielo ressemble parfois à un petit garçon. Le Brésilien, qui n'est pas une crevette non plus, possède une plastique moins hypertrophiée. Il n'a pas l'envergure d'oiseau marin du Français (2m05), mais il reste très puissant et à l'aise sur les portions immergées (départ et virage). Denis Auguin, l'entraîneur de Bernard est d'ailleurs impressionné par l'anguille brésilienne. «Dès la fin des Jeux, je l'ai identifié comme l'un des meilleurs nageurs de tous les temps. Il glisse bien, et c'est surtout quelqu'un qui se propulse de façon remarquable». Très fort au départ, donc. Le domaine dans lequel Bernard pêche depuis toujours. «Malgré tout le travail que j'ai accompli cette saison, je ne serai jamais devant aux 15 mètres. Je ne sais pas si c'est l'effet des combinaisons qui fait ça mais bon....» Les deux hors-bords sont pourtant équipés du même moteur, l'Arena X-Glide, 90% polyuréthane, 10% tissu. Pas de polémique possible de ce côté-là.

Avantage: Cielo


Une finale à suivre en live-comme-dans-le-grand-bassin sur 20minutes.fr dès 18h. Selon vous, qui remportera cette finale? Qui de Bernard ou de Cielo sera sacré ce soir? A moins que vous voyez un autre nageur se mêler à la lutte? Dites nous tout en commentaires!