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Euro 2022: «Il n'y a pas du tout d'inquiétude»... Les Bleues se préparent à passer aux choses (vraiment) sérieuses
FOOTBALL•L'équipe de France a terminé la phase de groupe sur un match nul contre l'Islande, lundi soir (1-1). Un quart de finale sans filet l'attend désormais face aux Pays-Bas, samediN.C.
Fin de série pour les Bleues. L'équipe de France, qui restait sur 16 victoires d’affilée en compétition, ne battra pas le record de 17, établi entre août 2011 et juillet 2012. Il s’en est fallu de très peu pour l’égaliser, au moins, mais l’arbitre du troisième poule de l'Euro, lundi soir, a décidé de siffler un penalty au bout du bout des arrêts de jeu, permettant à l'Islande d'arracher le match nul (1-1).
Ce n’est pas bien grave, les joueuses de Corinne Diacre étaient déjà assurées de terminer premières de leur groupe avant le coup d’envoi. Mais c’est toujours un peu rageant. « On avait une mission, celle de gagner, on n’a pas réussi à l’atteindre. Mais le VAR était contre nous ce soir, il nous a refusé deux buts et on prend un penalty à cause de lui, ce n’était pas de notre côté ce soir [lundi] », a commenté la sélectionneuse. Difficile de lui donner tort, surtout pour le second but annulé de Grace Geyoro à la 87e. Dans quel monde le ballon qui vient toucher le bras de la joueuse du PSG alors qu’il est collé à son corps et qu’en plus elle est ceinturée par une adversaire peut être considéré comme une faute ?
Bref, la France n’a pas été aidée, mais elle aurait « aussi pu gérer différemment » la fin de match, admet Diacre. En tout cas, il faudra se montrer plus consistante, sur la durée, face aux Pays-Bas en quarts de finale, samedi. C’est évidemment LE rendez-vous qui intéresse tout le monde désormais, celui pour lequel les Bleues étaient programmées, et celui où elles sont attendues au tournant, après cinq éliminations consécutives à ce stade de la compétition depuis 2012.
« On sait, ça fait des années que vous nous le rabâchez : on s’arrête aux quarts, on s’arrête aux quarts… Forcément on va y avoir droit les prochains jours, mais c’est comme ça. Il ne faut pas faire un focus là-dessus », a tenté d’évacuer la capitaine Wendie Renard après la rencontre.
Sur un fil
L’équipe de France a montré quelques faiblesses lors de cette première phase, mais le bilan général est bon (deux victoires, un nul) et la montée en puissance se poursuit, tout en ayant pris soin de ménager les troupes. « Il n’y a pas du tout d’inquiétude : on a fait tourner, on a donné du temps de jeu, on a reposé certaines joueuses », se satisfait la sélectionneuse, qui se réjouit d’avoir vu Melvine Malard, titularisée pour remplacer la grande absente Marie-Antoinette Katoto, ouvrir son compteur très vite.
« Jusqu’ici je l’avais plutôt utilisée sur un côté et elle ne nous a jamais déçus. Et c’est encore le cas ce soir avec une très belle prestation, a-t-elle analysé. C’est une jeune joueuse talentueuse. Elle ne calcule pas les efforts, elle donne beaucoup, et j’avais envie de lui rendre la pareille. »
L’intéressée était elle aussi ravie, bien sûr, et n’a pas manqué de saluer sa coéquipière malheureuse. « Elle nous manque fort. Je voulais marquer, et faire une dédicace à Marie. Elle est là pour nous, on est là pour elle », a-t-elle réagi à chaud au micro de TF1. La perte de Katoto, si elle a affaibli, a encore plus soudé les joueuses. « On a tout fait ensemble, on a fait une grande préparation, on s’attendait à faire toute la compétition ensemble, donc forcément on est très déçues, mais on est très motivées aussi pour elle, et pour l’équipe », a soutenu Melvine Malard.
Cette dernière peut compter sur le soutien du reste de l’équipe pour assurer sa mission au mieux dans les matchs couperets qui arrivent. « Elle a un sens du but aussi, on a pleinement confiance en elle, et je suis fière d’elle, assure la défenseuse Sakina Karchaoui. On sait que ça va être un match compliqué en quarts, il faudra gagner et rien d’autre. » A partir de maintenant, les Bleues avancent sur un fil.


















