Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Rezaï passe le mur du son

Rezaï passe le mur du son

TENNISLa Française en a pris plein les oreilles pour se défaire de la Portugaise Michelle Larcher de Brito (7-6, 6-2)...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Tympans martyrisés, tympans brisés, mais tympans libérés, Aravane Rezaï est en huitième de finale de Roland-Garros. Oubliez les hurlements de Monica Seles ou de Maria Sharapova, à 16 ans Michelle Larcher de Brito ferait passer le bruit d’un A380 au décollage pour un cri de chaton castré. A plusieurs reprises, Rezaï ira d’ailleurs se plaindre auprès de l’arbitre. En vain, Brito faisant la sourde oreille aux remarques de ce dernier.


>> Un match à revivre en live en cliquant ici


Bonne nouvelle dans un tennis en manque de personnalité, la Portugaise a déjà son caractère. Un sale caractère, préciseront ses détracteurs. Défiant la Française du regard après chaque point gagné, la jeune fille a aussi la manie de s’encourager à grand renfort de «come on» même après une double faute adverse.


Le tennis est sport de combat comme les autres


Bref, le Central s’est trouvé une peste à détester, lui réservant une volée de sifflets à sa sortie. Des volées, le public n’en a pas vu les prémisses d’une. Confirmant que le tennis féminin peut être parfois un sport de combat comme les autres, les deux joueuses vont se rendre coups pour coups et cris pour cris. Oubliez les amorties, le toucher de balle: chez ces filles-là, on ne parle pas, on cogne.


A ce petit jeu de droite-gauche, droite-gauche dénué de toute variation, Rezaï ne craint pas grand monde. Bien aidée par les doubles fautes commises avec la gourmandise d’une Kournikova de la grande époque par Larcher de Brito (douze en tout), la Française s’impose en deux sets (7-6, 6-2).


Au prochain tour, elle pourrait bien rencontrer la tête de série numéro un: la Russe Dinara Safina. Quant aux prochaines adversaires de la Portugaise, on ne saurait que trop leur conseiller un achat groupé de boules Quies.